Le studio Panache Digital Games, fondé par Patrice Désilets, a présenté ses excuses après que des joueurs ont identifié des images générées par intelligence artificielle dans la démo jouable et le matériel promotionnel de « 1666: Amsterdam ». Le studio a promis de remplacer ces actifs par des versions créées par des humains dans une mise à jour prochaine.
La controverse autour de la démo de 1666: Amsterdam
Le projet « 1666: Amsterdam », longtemps attendu par les amateurs de jeux vidéo, a suscité une vive polémique lors de sa présentation au Summer Game Fest en juin 2026. Alors que le jeu, dirigé par le créateur de la série Assassin’s Creed, Patrice Désilets, promettait une expérience narrative sombre et surnaturelle, la réalité de sa production a déçu une partie de la communauté. Peu après la mise en ligne d’une démo de 30 minutes sur PC via Steam et l’Epic Games Store, les joueurs ont remarqué des anomalies visuelles caractéristiques de l’IA générative dans les portraits en jeu et les illustrations promotionnelles, comme l’a rapporté Aftermath.

La réaction des utilisateurs a été immédiate et largement négative, nombre d’entre eux exprimant leur mécontentement sur les plateformes de distribution. Certains critiques, cités par IGN Pakistan, ont souligné que l’utilisation de l’IA pour des éléments clés de communication, tels que l’art promotionnel, suggérait une volonté de réduire les coûts artistiques au détriment de la qualité attendue pour une production de ce calibre.
La réponse officielle de Panache Digital Games
Face à l’ampleur du mécontentement, le studio a publié une déclaration officielle, initialement relayée sur les réseaux sociaux et Reddit. Panache Digital Games a reconnu l’utilisation d’IA tout en insistant sur l’existence d’une équipe interne composée de « plus d’une douzaine d’artistes talentueux et expérimentés », selon les propos rapportés par PC Gamer.
"Un certain nombre de personnes nous ont fait part de questions ou de préoccupations concernant l’utilisation de l’IA générative dans notre marketing et notre jeu. Nous avons une équipe dédiée de plus d’une douzaine d’artistes talentueux et expérimentés. Avec eux, nous avons examiné les actifs en question et avons constaté qu’il y avait effectivement des versions précoces d’actifs qui se sont retrouvées dans le prologue. Cela inclut certains portraits en jeu et des éléments de marketing externes.
Le studio a précisé que ces éléments, qualifiés de « versions précoces », seraient prochainement remplacés. « Nous assumons cette erreur et nous nous excusons pour tout désagrément causé », a ajouté l’entreprise, assurant que la version finale du jeu, prévue pour une sortie en accès anticipé plus tard cette année, ne contiendrait aucun actif généré par IA.
Un historique de développement tumultueux
La polémique actuelle s’inscrit dans une histoire longue et complexe pour ce titre. Comme le rappelle Eurogamer, « 1666: Amsterdam » est le projet pour lequel Patrice Désilets a mené une bataille juridique prolongée contre Ubisoft après son départ de l’entreprise il y a 13 ans. Après avoir fondé Panache Digital et sorti Ancestors: The Humankind Odyssey, Désilets a enfin pu revenir à sa vision initiale.

Toutefois, la réception de la démo, qui affiche actuellement une évaluation « mitigée » sur Steam, laisse planer des doutes sur l’état d’avancement du projet. Les joueurs sont partagés : si certains apprécient l’atmosphère unique et les thématiques occultes, d’autres s’interrogent sur les choix techniques et artistiques, notamment après la découverte de l’utilisation de l’IA. La crédibilité du studio, déjà mise à l’épreuve par ces révélations, devra être restaurée lors de la sortie de l’accès anticipé prévue pour la fin de l’année 2026.
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