Le fils de l’ayatollah Khamenei nommé successeur, tensions accrues au Moyen-Orient
Téhéran, Iran – Dans un geste perçu comme une escalade des tensions avec les États-Unis, le leadership religieux iranien a nommé Mojtaba Khamenei, fils de l’ayatollah Ali Khamenei, décédé récemment lors d’une frappe américano-israélienne, comme son successeur. La décision, annoncée ce week-end, est interprétée par certains responsables régionaux comme un défi direct au président américain Donald Trump, qui avait publiquement déclaré que le fils Khamenei était « inacceptable » pour ce rôle.
L’Assemblée des experts a confirmé la nomination de M. Khamenei, consolidant ainsi le pouvoir des éléments les plus conservateurs au sein du régime iranien. Cette manœuvre stratégique pourrait redéfinir le cours de la guerre en cours entre l’Iran et les États-Unis, ainsi qu’Israël, et avoir des répercussions bien au-delà du Moyen-Orient.
« Nommer Mojtaba est la même stratégie », a déclaré Alex Vatanka, chercheur principal au Middle East Institute.
La situation est d’autant plus préoccupante que les États-Unis envisagent des options plus agressives, notamment le déploiement de forces spéciales pour saisir l’uranium hautement enrichi iranien. Des responsables américains craignent que les stocks n’aient été déplacés et que l’accès des inspecteurs des Nations Unies à ces sites soit compromis. Il y a près de neuf mois que les inspecteurs n’ont pas pu vérifier l’emplacement de l’uranium.
Le président Trump a évoqué cette possibilité lors d’un briefing à bord d’Air Force One le 7 mars, tout en soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une action immédiate.
Parallèlement, la France renforce sa présence militaire en Méditerranée, déployant des navires de guerre suite à une attaque de drone sur Chypre. Le président français Emmanuel Macron se rendra à Chypre le 9 mars pour rencontrer ses homologues chypriote et grec, afin de discuter des mesures visant à « renforcer la sécurité » dans la région.
La guerre entre l’Iran et ses adversaires, entrée dans sa deuxième semaine, continue de faire des victimes. Un raid aérien israélien à Gaza City a tué trois Palestiniens le 8 mars, le bilan le plus meurtrier depuis le début des hostilités. Parmi les victimes figure un ambulancier.
Enfin, l’Inde a annoncé l’arrestation de deux ressortissants bangladais accusés du meurtre d’un étudiant leader à Dhaka, après qu’ils aient illégalement pénétré sur le territoire indien.
