Ian Tuason décortique les influences horrifiques d’« Undertone » : un hommage aux classiques revisité
PARK CITY, Utah – Le réalisateur Ian Tuason et les acteurs Nina Kiri et Adam DiMarco ont récemment partagé les coulisses de leur thriller horrifique acclamé, « Undertone », lors d’une visite au studio IndieWire présenté par Dropbox, au festival de Sundance. Loin de se contenter de reproduire les codes du genre, Tuason révèle avoir puisé son inspiration dans une analyse pointue des films d’horreur classiques, en les déconstruisant pour créer une atmosphère unique et angoissante.
« J’ai toujours été fasciné par la manière dont les films d’horreur parviennent à manipuler nos peurs les plus profondes », explique Tuason. « Ce n’est pas tant les effets spéciaux qui m’intéressent, mais plutôt la psychologie des personnages et la manière dont l’environnement contribue à créer une tension palpable. »
« Undertone », qui a suscité l’enthousiasme à Sundance, explore les thèmes de la culpabilité, du deuil et de la fragilité psychologique à travers l’histoire d’une jeune femme hantée par un passé trouble. Le film se déroule dans une maison isolée, un décor classique du genre horrifique, mais Tuason insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un simple cliché.
« La maison est un personnage à part entière », précise-t-il. « Elle représente l’enfermement émotionnel de notre protagoniste et la manière dont son passé la poursuit. »
Tuason cite des réalisateurs tels que Robert Wise (« Les Diaboliques ») et Roman Polanski (« Le Locataire ») comme des influences majeures. Il souligne également l’importance du cinéma japonais d’horreur, notamment les œuvres de Hideo Nakata (« The Ring ») et Kiyoshi Kurosawa (« Cure »), pour leur capacité à créer une atmosphère oppressante et à explorer les aspects les plus sombres de la psyché humaine.
Nina Kiri, qui incarne le rôle principal, souligne l’importance de la collaboration avec Tuason pour comprendre les nuances de son personnage. « Ian a une vision très précise de ce qu’il veut raconter », explique-t-elle. « Il nous a encouragés à explorer nos propres peurs et à les intégrer dans nos performances. »
Adam DiMarco, quant à lui, met en avant la complexité du scénario et la manière dont il aborde des thèmes universels. « ‘Undertone’ n’est pas un simple film d’horreur », affirme-t-il. « C’est une histoire sur la résilience, la rédemption et la capacité à surmonter les traumatismes. »
Le succès de « Undertone » à Sundance témoigne de l’intérêt croissant du public pour les films d’horreur intelligents et psychologiquement complexes. Selon une étude récente de la Motion Picture Association, le genre horrifique a connu une augmentation de 20% de fréquentation au cinéma en 2023, confirmant son statut de pilier de l’industrie cinématographique.
L’impact culturel des films d’horreur ne se limite pas au divertissement. Des études en psychologie ont démontré que regarder des films d’horreur peut aider les individus à gérer leurs propres peurs et à développer des mécanismes de défense. De plus, le genre horrifique offre souvent une plateforme pour aborder des questions sociales et politiques importantes, telles que la violence, la discrimination et l’oppression.
« Undertone » est attendu en salles prochainement. Le film promet de marquer les esprits et de confirmer le talent de Ian Tuason comme l’une des voix émergentes du cinéma d’horreur contemporain.
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