Jackie Chan Accusé d’Exploitation Financière par Anciens Cascadeurs
Hong Kong – De graves accusations d’exploitation financière pèsent sur la star d’arts martiaux Jackie Chan, révélées par d’anciens membres de son équipe de cascadeurs, surnommée la “Marriage class”. L’affaire met en lumière des pratiques salariales jugées abusives et un manque de soutien envers les professionnels qui ont contribué à son succès.
L’un des témoignages les plus poignants provient de “Mars“, un cascadeur ayant subi une grave blessure nécessitant une césarienne et trois ans de repos. Alors qu’il percevait initialement un salaire mensuel de 10 000 dollars, Jackie Chan aurait modifié le système de rémunération, le privant de ce revenu régulier.
Selon Mars, d’autres membres de l’équipe ont été contraints de quitter le groupe, tout en espérant être compensés par un service à long terme et un remboursement équivalent à un mois de salaire. Cependant, l’entreprise les a informés d’une dette de 90 000 dollars, accumulée suite à des avances salariales et des frais divers. Mars affirme avoir été confronté à une situation financière désespérée, se voyant réclamer cette somme après 16 ans de service.
ces révélations interviennent alors que le dernier film de Jackie Chan, “Chasing the Wind”, a dépassé le milliard de yuans au box-office. L’ironie de ce succès financier contraste fortement avec les challengingés rencontrées par ceux qui ont risqué leur santé pour le réaliser.
Contexte et Enjeux : la Précarité des Cascadeurs à Hong Kong
L’industrie cinématographique de Hong Kong, réputée pour ses scènes d’action spectaculaires, repose largement sur le travail des cascadeurs. Cependant, ces professionnels sont souvent confrontés à une précarité financière et à un manque de protection sociale. Les contrats précaires, les assurances limitées et l’absence de syndicats forts les rendent particulièrement vulnérables face aux abus.
L’affaire impliquant Jackie Chan soulève des questions cruciales sur la responsabilité des stars envers leurs équipes et la nécessité d’une meilleure réglementation pour protéger les droits des cascadeurs. Elle rappelle également les dangers inhérents à ce métier, où les blessures sont fréquentes et les conséquences peuvent être durables.
Les témoignages de Mars et d’autres cascadeurs mettent en lumière une réalité souvent cachée derrière les paillettes du cinéma : celle de l’exploitation et de la vulnérabilité des professionnels qui contribuent à créer le spectacle. L’affaire pourrait inciter à une remise en question des pratiques de l’industrie et à une prise de conscience de l’importance de garantir des conditions de travail justes et équitables pour tous.
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