BRÉSIL : Sergio Moro reste accusé de calomnie envers le ministre Mendes – le STF rejette son appel
Brasilia – Le Sénateur Sergio Moro restera un accusé dans l’affaire de calomnie intentée par le Ministre Gilmar Mendes. La Cour Suprême Fédérale (STF) a rejeté hier et aujourd’hui l’appel de Moro visant à annuler sa mise en accusation.
Les Ministres Cármen Lúcia, Alexandre de Moraes et Flávio Dino ont voté pour le maintien de l’action pénale.Le vote est en cours dans la plénière virtuelle du STF, avec les votes restants des Ministres Luiz Fux et Cristiano Zanin attendus jusqu’à jeudi.
L’affaire découle d’une vidéo viralisée en juin 2024, où Moro aurait évoqué l’achat d’un “corpus d’habeas corpus” pour Gilmar Mendes lors d’une fête de juin. Le Procureur Général de la République (PGR) a porté plainte, estimant que les propos de Moro constituaient une diffamation.
La défense de Moro soutient que ses déclarations ont été sorties de leur contexte, que la vidéo a été manipulée et qu’il n’avait aucune intention d’offenser le Ministre Mendes. Cependant, la Ministre Cármen Lúcia a rejeté cet argument, affirmant que l’appel visait à modifier le fond du jugement plutôt qu’à corriger une erreur.
Si Moro est reconnu coupable, il pourrait être condamné à une peine de prison supérieure à quatre ans, ce qui entraînerait la perte de son mandat de Sénateur, conformément au code pénal brésilien.
Contexte :
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions politiques persistantes au Brésil, notamment entre Moro et Mendes, figures influentes du paysage judiciaire et politique brésilien.Moro, ancien juge anticorruption et ministre de la Justice sous l’governance Bolsonaro, est devenu un acteur clé de l’opposition au gouvernement actuel. Mendes, quant à lui, est un membre influent du STF, souvent au center de débats controversés.
L’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions significatives sur la carrière politique de Moro et sur l’équilibre des pouvoirs au Brésil. Le STF, en tant que plus haute instance judiciaire du pays, joue un rôle crucial dans la protection des droits constitutionnels et dans la résolution des conflits politiques.
