Musique : Aaron Kitch dévoile un concept album surréaliste, entre secte utopique et enlèvements extraterrestres
BRUNSWICK, MAINE – L’artiste local Aaron Kitch vient de lancer un album concept ambitieux et singulier, fruit d’une période d’introspection durant le confinement lié à la pandémie de Covid-19. L’œuvre, intitulée « True Believer », explore un univers narratif complexe, oscillant entre romance, dystopie et phénomènes inexpliqués.
L’album prend racine dans une chanson initiale, « True believer », qui dépeint une rupture amoureuse dans un parc, perturbée par un événement extraordinaire : l’enlèvement du couple par des extraterrestres, absorbés par leurs propres préoccupations. Cette scène surréaliste a servi de point de départ à Kitch pour imaginer l’histoire de ces personnages, révélant qu’ils étaient autrefois les leaders d’une société utopique cachée aux abords de Las Vegas.
« J’ai eu l’idée d’écrire une série de chansons très connectées, beaucoup chantées par différents membres de la société culte/utopique », explique Kitch. L’album se présente ainsi comme un récit choral, explorant les dynamiques internes et les drames de cette communauté singulière.
Kitch, multi-instrumentiste, a enregistré l’intégralité de l’album, à l’exception de quelques parties réalisées en collaboration avec son producteur, Jud Caswell, musicien reconnu dans la région. Le processus d’enregistrement,minutieux et exigeant,a nécessité en moyenne huit heures par morceau,avec un travail approfondi sur les voix et l’ajout d’éléments rythmiques et de basses via des outils numériques.
L’album, d’une durée de trente-cinq minutes, bénéficie également de la contribution du groupe A Cappella de Bowdoin Men The MeddieBempsters pour les chœurs, et du professeur d’art à la retraite Mark Wethli pour la conception graphique. Un clin d’œil à la littérature classique est également présent, avec une adaptation du Sonnet 43 de Shakespeare dans la chanson « Darkly Radiant ».
« True Believer » témoigne d’une créativité débordante et d’une volonté de repousser les limites de l’expression artistique.L’album, à la fois captivant et déroutant, invite à une réflexion sur la nature humaine, les illusions de l’utopie et la place de l’homme dans l’univers. Il s’inscrit dans une tradition de concept albums qui, depuis les années 60, explorent des thématiques complexes et narratives à travers la musique, comme “Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band” des Beatles ou “The Wall” de Pink Floyd. L’œuvre de Kitch, bien que plus intimiste, partage cette ambition de créer un univers sonore cohérent et immersif.
