Coupes budgétaires de Trump pour la science : le Congrès résiste ?
Washington D.C. – Les propositions de coupes budgétaires drastiques de Donald Trump pour les agences scientifiques américaines, notamment la NASA et la NOAA, se heurtent à une résistance croissante au Congrès. Bien que le budget présidentiel ne soit qu’une proposition, le pouvoir de décision finale revient au Congrès, qui doit adopter les lois de financement.
Actuellement,la Chambre des Représentants et le Sénat n’ont pas encore trouvé d’accord sur une loi de financement pour l’année prochaine. Les comités chargés des crédits ont montré une hésitation à approuver les réductions profondes proposées par l’administration Trump pour les agences scientifiques.
La sénatrice Lisa Murkowski, membre influente de la commission des crédits, a publiquement exprimé son soutien aux partenariats entre l’Université d’Alaska et les agences fédérales. Elle a voté en faveur de l’avancement du projet de loi de financement du CJS (Commerce,justice,Science) qui inclut la NASA,la NOAA et la NSF (National Science Foundation). Elle espère une adoption rapide du projet de loi afin de garantir la continuité des recherches de pointe menées en Alaska.
Le sénateur Dan Sullivan n’a pas souhaité commenter, et le représentant Nick Begich III n’a pas répondu aux sollicitations.
Dans l’immédiat, les Républicains et les Démocrates au Congrès se concentrent sur l’adoption d’une loi de financement à court terme pour éviter une fermeture du gouvernement.
Contexte et enjeux :
Les coupes budgétaires proposées par l’administration Trump pour la science ont suscité de vives inquiétudes dans la communauté scientifique. La NASA, par exemple, est au cœur de programmes d’exploration spatiale ambitieux, tandis que la NOAA joue un rôle crucial dans la surveillance du climat et la prévision météorologique. La NSF est un pilier du financement de la recherche fondamentale dans toutes les disciplines scientifiques.
Une réduction significative des financements pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’innovation, la compétitivité économique et la capacité des États-Unis à relever les défis mondiaux tels que le changement climatique.
Le Congrès, traditionnellement plus réticent aux coupes budgétaires dans le domaine de la science, pourrait donc jouer un rôle déterminant pour préserver les investissements dans la recherche et le développement. L’issue de ces négociations budgétaires aura un impact significatif sur l’avenir de la science américaine.
