"Yellow Vests": à peine ouverte, la consultation divise employeurs et syndicats - 07/12/2018 18:55:23

(gd) Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion territoriale et des Relations intercommunautaires, Julien Denormandie, ministre du Logement et du Logement, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Elisabeth Borne, ministre des Transports, le 7 décembre 2018 au ministère du Travail, à Paris (AFP / FRANCOIS GUILLOT)

Les partenaires sociaux, réunis vendredi par le gouvernement pour apaiser la colère des vestes jaunes, sont divisés sur les solutions à apporter, le principe d'une prime volontaire versée par les entreprises étant jugé insuffisant par les syndicats.

Cinq ministres ont accueilli les principaux employeurs et les principaux syndicats. organisations, à l’exception de la CGT, qui a boycotté cette réunion organisée au ministère du Travail.

"Tout le monde a pu faire des propositions à court et à long terme dans cette grande négociation qui s'ouvre", s'est félicitée la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, entourée de Jacqueline Gourault (Cohésion territoriale et relations intercommunautaires). , Élisabeth Borne (Transports), Julien Denormandie (Ville et Logement) et Emmanuelle Wargon (Secrétaire d’État auprès du Ministre de la transition écologique).

L'unanimité n'est pas encore en place.

Les représentants des syndicats et des employeurs qui ont pris la parole ont répercuté leurs divergences sur la contribution que les entreprises doivent apporter jusqu'à la fin de la crise. Symbole de cette différence de vue: le bonus exceptionnel versé aux employés.

Le président du Medef, Geoffroy roux de Bézieux, a fait une déclaration à la presse après une réunion au ministère du Travail, le 7 décembre 2018 à Paris (AFP / FRANCOIS GUILLOT)

La prime hors taxe est une "bonne idée" pour le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, qui souligne que dans les secteurs "où les choses vont bien, nous pouvons faire un geste".

Il a également déclaré qu'il était "prêt à consulter les autorités locales pour aider les cinq millions d'employés qui ne bénéficient pas d'une prime de transport".

Mais les employeurs souhaitent que le paiement de la prime exceptionnelle soit laissé à la discrétion des employeurs. "Le caractère volontaire est essentiel car malheureusement la situation des entreprises ne permet pas de la généraliser", a déclaré Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, le CPME (Confédération des PME).

Mais pour Laurent Berger, CFDT, cette prime doit être "obligatoire".

– "Toujours plus" –

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, fait une déclaration à la presse après une réunion au ministère du Travail, le 7 décembre 2018 à Paris (AFP / FRANCOIS GUILLOT)

En un mot, les travailleurs & # 39; Les syndicats ont également souligné le caractère à court terme de la prime hors taxe. "C’est l’une des solutions mais c’est un one-shot +, ce n’est pas une solution structurelle", a déclaré Berger.

Son syndicat a appelé à des "mesures de soutien des bas salaires". Yves Veyrier, syndicat FO, a emboîté le pas, arguant que cette prime "ne pouvait pas être la réponse à la question des salaires" et demandant "une augmentation du SMIC et du point de repère de la fonction publique".

La CGT n'était pas présente à la réunion, mais son secrétaire général, Philippe Martinez, interrogé par Le Monde, a fustigé le principe de prime: "Défiscaliser, c'est supprimer les cotisations sociales. C'est très intéressant, le Medef, qui demande toujours plus d'allègement des prélèvements ", at-il dit. Pour Berger, "les entreprises ne pourront pas s'exonérer de leurs responsabilités".

Plus tôt vendredi, Geoffroy Roux Bezieux a déclaré, au micro de France Inter, que les entreprises étaient en train de devenir "le bouc émissaire d'une révolte fiscale".

Les mêmes représentants se réuniront mardi prochain à 11h30, avec d'autres associations élues – reçues vendredi après-midi par Jacqueline Gourault – pour "mettre un terme au calendrier et à la méthode" de cette consultation, qui se déroulera parallèlement aux débats territoriaux, a ajouté Mme Pénicaud. . Ces réunions pourraient ensuite être liées à deux par semaine, selon un syndicaliste.

À son tour, cette consultation pourrait conduire à reporter les négociations en cours sur l'assurance-chômage.

"Nous devons retarder l'assurance-chômage et ne pas nous précipiter", a déclaré Philippe Louis (CFTC).

Selon lui, la séance de bourse du 11 décembre sera probablement annulée et la fin des négociations prévues pour le 25 janvier pourrait être différée de quelques semaines.

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