Voiture hybride rechargeable ou électrique: le temps du choix

Hybride, hybride rechargeable ou tout électrique? Un débat fondamental mène l'ensemble du monde automobile depuis quelques années, mais la question n'est toujours pas complètement réglée. Si l'avenir à très long terme semble être celui de la voiture électrique, les constructeurs français n'ont pas adopté le même rythme pour y parvenir.

Si Renault, depuis quelques années, a misé sur une transition libre du thermique vers le tout électrique, ce n’est pas le cas de PSA par exemple, dont le patron Carlos Tavares a toujours été très prudent. Après une tentative infructueuse, il y a quelques années, d'épouser le diesel électrique via la technologie E-Hdi, le groupe a lancé une offensive ambitieuse sur l'hybride à essence rechargeable.

Électrification progressive

"Un choix axé sur le consommateur", déclare Jean-Philippe Imparato, directeur de Peugeot. Mais aussi par des considérations techniques. Car les premiers modèles qui bénéficieront de cette technologie vont au-delà des petites citadines, pour lesquelles jusqu’alors le 100% électrique peut se défendre. Là, il électrisera progressivement le secteur des berlines routières et des SUV, avec la Peugeot 508, le SUV 3008 et la DS7 Crossback E-Tense.

Une solution qui permet à ces véhicules une grande autonomie en mode tout électrique (50 km) une fois rechargés sur une prise, mais aussi de pouvoir se recharger en faisant fonctionner le moteur à essence. Beaucoup de technicité, mais aussi plus de flexibilité et d'endurance, l'une des préoccupations majeures du public, avec le prix aussi.

Un cercle vertueux?

Selon la plupart des constructeurs, le développement de véhicules hybrides rechargeables peut fournir des véhicules toujours plus propres, tout en contrôlant les coûts de développement et donc le prix final. Cela devrait déclencher un cercle vertueux, censé rendre de plus en plus accessible cette technologie, avant une éventuelle transition vers 100% électrique.

Car force est de constater que la voiture électrique reste pour le moment coûteuse et peu pratique aux yeux des consommateurs. Selon une étude de l'Observatoire Cetelem, 91% des automobilistes français jugent la voiture électrique plus chère que son équivalent thermique, et seuls 13% seraient prêts à investir dans une voiture électrique dont la portée serait inférieure à 300 km.

Rôle des politiques publiques

L'infrastructure de facturation est également en cause: si tous les principaux fabricants et certaines institutions publiques ou privées s'y rendent pour des solutions ponctuelles via des solutions de charge rapides, aucune politique globale n'est en place et Unified fournit l'architecture nécessaire dans le pays. certes forte croissance mais représente encore à peine 2% du marché automobile français.

La dernière partie de l'équation reviendra des politiques publiques. Alors que l'aide de 6 000 euros pour l'achat d'une voiture électrique se poursuit, celle de 1 000 euros pour les hybrides rechargeables a été suspendue l'an dernier. Même si Peugeot, par exemple, insiste pour développer sa technologie et calculer ses prix indépendamment des aides spécifiques, une reprise des subventions serait évidemment la bienvenue.

Horizon 2030

C'est l'ADEME, l'agence de gestion de l'environnement et de l'énergie, qui apporte également de l'eau à l'usine de l'hybride rechargeable, via une étude publiée cet été. L'ADEME considère cette solution comme «plus écologiquement pertinente à moyen terme pour les particuliers» que 100% d'électricité, notamment parce qu'il y a moins de batteries et que l'impact sur l'environnement est donc plus limité.

Si le saut à 100% électrique reste un pari ambitieux, qui tente de faire évoluer Renault via une gamme réduite, l'hybride rechargeable semble donc sans doute la technologie la plus viable au départ, pour déclencher une transition mondiale via une gamme de plus en plus de véhicules. .. en attendant une année 2030 qui scellera définitivement le sort des moteurs thermiques. À l’heure actuelle, le Parlement européen souhaite que les émissions de CO² soient réduites de 45% par rapport au niveau atteint en 2021.

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