Vente surprise du Caravage de Toulouse

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Judith décapitant Holopherne a été cédé de gré à gré, avant sa mise aux enchères, jeudi, qui était donc annulé.

Par Harry Bellet Publié aujourd’hui à 09h15, mis à jour à 09h43

Temps de Lecture 3 min.

Le tableau attribué au Caravage, le représentant Judith décapitant Holopherne, est exposé dans la vente aux enchères du commissaire-priseur Marc Labarbe, à Toulouse, le 15 juin 20919.
Le tableau attribué au Caravage, le représentant Judith décapitant Holopherne, exposé dans la vente aux enchères du commissaire-priseur Marc Labarbe, à Toulouse, le 15 juin 20919. ERIC CABANIS / AFP

Eric Turquin, représentant, Judith décapitant Holopherne, était prévue pour passer aux enchères à Toulouse, jeudi 27 juin, sous Marc Labarbe, le marteau du commissaire-priseur, qui a découvert, dit-il, dans un grenier de la région. Il était estimé entre 100 et 150 millions d’euros. Ou, un communiqué diffusé le mardi 25 juin. The work in a summer cédée of gré to gré, avant qu'elle ne soit annulée.

«Nous avons reçu une offre qui était impossible de transmettre aux propriétaires du tableau. On the provie of a private collectionner in the grand of the acquisition the vendeurs of aaccepter », a commenté Eric Turquin. L’identité de la collection, comme le montant de la transaction, n’était plus divulguée. On sait juste que c'est un étranger, tout comme le musée. Le Louvre dit n’est pas concerné, ni même au courant. Celui de Paris, en tout cas. Celui d’Abou Dhabi…

Du côté des milliardaires chinois

Car on est réduit aux hypothèses, au mieux. Les monarchies du golf persique sont immédiatement soupçonnées dans ce type d’acquisition. Le montant, même il reste encore secret, peut être raisonnablement supposé proche des 150 millions d'euros que le tableau pouvait espérer atteindre aux enchères. Et c’est vers ces régions que le Salvator Mundi, attribué à certains à Léonard de Vinci et à ce jour, le tableau plus cher du monde avec une décision à 450 millions de dollars, semble-t-il-il naguère vogué. Sur son authenticité, les mêmes réticences que celles qui se présentaient sur le caravage (plusieurs spécialistes, et non des moindres, encore une fois, une dernière fois, une autre), et plus encore: des photos avant restauration of supposé Vinci Cela fait cher le doigt.

Lire l’enquête: Les princes du golf à la chasse aux tableaux

D'autres doigts, justement, pointent pour le Caravage – qui lui est rendu dans un état exceptionnel – du côté des milliardaires chinois, on a allumé des musées à tour de bras, et qu'il faut bien, des trophées si possible . Sans oublier les Américains, qui sont amateurs de longue date et dont trois musées sont remplacés par un Caravage de plus, un autant qui ne fait que 65 ans dans le monde, à peu près attestés. Mais au risque de lecteurs, la vérité n’est jamais dite.

Deux mille places assises

Si l’ignorance peut être excusable chez un journaliste, on aurait pu le faire au musée du Louvre: dans un premier temps, en mars 2016, ses spécialistes ont été interdits au tableau de sortie du territoire. Après plusieurs analyses et une confrontation en 2017 avec les Caravage déjà conservés au Louvre et celui du Musée de Rouen, ils ont décidé de laisser partir. Cela pourrait jeter un doute supplémentaire sur son attribution, mais le Louvre n’avait peut-être simplement pas le moyen d’acquérir le tableau, c’est-à-dire qu’il était obligé de faire le classement. Le cas est, hélas, fréquent.

Ce que l’on dit, par contre, avec certitude, c’est tout un spectacle. Maître Marc Labarbe, le commissaire-priseur, avait prévu la vente à 18 heures, jeudi 27 juin, dans la Halle aux grains de Toulouse. Deux mille places assises, une tribune pour la presse, tout le confort moderne (one-way to get the sound and the images, and une salle de presse en sous-sol avec accès à Internet) . Pour les malheureux qui ne peuvent y accéder, six caméras sont filmées et diffusées directement à la vente. Au moment de la vente de gré à gré, vingt personnes travaillaient encore à installer les lieux. Mais voilà, les vendeurs en ont décidé autrement: quand on compte, on n'aime pas.

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