Urgences en Eure-et-Loir : les jeunes soignants en fin de formation et les médecins de ville mobilisés cet été

Si les services d’urgences des hôpitaux d’Eure-et-Loir annoncent un fonctionnement normal pendant l’été, la vigilance reste de mise. Dans ce département très fortement victime de la désertification médicale, les médecins généralistes tiennent un rôle important pour assurer la permanence des soins.

Et les hospitaliers pourront aussi compter sur les infirmiers et aides-soignants qui viennent juste de terminer leur formation.

Comment les médecins généralistes vont-ils s’organiser pour assurer la permanence des soins cet été ?

Comme tous les étés, les médecins généralistes assureront, dans leurs secteurs de garde, une permanence le week-end, de 8 heures à minuit, et à Chartres, tous les soirs de semaine, de 20 heures à minuit.

Julien Cottet, président du conseil de l’Ordre des médecins d’Eure-et-Loir, précise : “Les communautés professionnelles territoriales de santé se sont également organisées pour recevoir des soins non programmés en journée. Les médecins ne partiront pas tous en vacances en même temps. C’est une question de déontologie.”

Quels sont les renforts possibles pour les services d’urgences ?

Les étudiants infirmiers et les élèves aides-soignants qui finissent leur formation en juin et juillet, vont pouvoir commencer à exercer immédiatement sans attendre la remise officielle de leur diplôme. Cette mesure prise par le gouvernement, qui a fait l’objet d’un arrêté ministériel publié au Journal officiel du 14 juin, devrait aider à maintenir les services d’urgences en état de fonctionner pendant la période estivale.

Le préfet du département délivrera, à ces soignants en fin de formation, une autorisation provisoire d’exercice. Les étudiants infirmiers devront avoir effectué la totalité de leurs quinze semaines de stages du semestre six, et les élèves aides-soignants, la totalité de leurs sept semaines de stages.

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À l’Institut de formation santé de Chartres, ce sont ainsi entre quarante et quarante-cinq étudiants infirmiers qui seront recrutés pour l’été dans les établissements d’Eure-et-Loir. Les Hôpitaux de Chartres pourront compter, dès la fin juin, sur une quinzaine d’entre eux pour renforcer leur service d’urgences. Trente à trente-cinq aides-soignants sont également susceptibles d’être employés dans des établissements de santé ou médico-sociaux euréliens.

Faut-il s’inquiéter d’une possible dégradation des soins dans les mois à venir ?

En Eure-et-Loir, les médecins comptent 2.000 patients en moyenne contre 800 au niveau national. La situation devient très difficile d’autant plus que de nombreux départs à la retraite sont annoncés d’ici la fin de l’année.

prime Quelles sont les conséquences d’un manque de sang à l’approche de l’été ?

“Ce n’est pas que les médecins ne veulent pas accepter de nouveaux patients mais qu’ils ne le peuvent pas, insiste le docteur Julien Cottet, président du conseil de l’Ordre des médecins d’Eure-et-Loir. “Il faut avoir le temps d’examiner et d’interroger les patients. La qualité des soins – et non la quantité – doit rester la priorité.”

Laurence Franceschina
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