une pause automnale douloureuse pour l’ACBB

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Quatre victoires, une défaite et une deuxième place au classement (à seulement une longueur du leader Brive). L’ACBB, après cinq journées, flirtait déjà avec le haut du tableau le National 2.

Mais à l’image de la dernière saison, le club angloy a de nouveau été stoppé dans son élan, comme le regrette l’ailière Maryne Reolid : « Avec une bonne partie de l’effectif conservé, on avait fait un début de saison plutôt intéressant et on commençait petit à petit à trouver notre rythme de croisière. »

Ce nouvel arrêt des compétitions n’a cependant pas été une véritable surprise. « Au fur et à mesure des journées, on a bien compris que la crise sanitaire n’était pas encore derrière. On prenait donc chaque match comme si c’était le dernier. »

Malgré tout, le fait d’avoir déjà vécu cette situation de confinement limite les dégâts, physiques et moraux. « C’est toujours plus simple de revivre quelque chose que l’on a déjà traversé, notamment pour éviter de refaire les mêmes erreurs. Contrairement à la saison dernière, on sait que le championnat peut reprendre. »

Finances en « situation critique »

Comme lors du premier confinement, l’arrêt des compétitions se traduit par l’absence de toute entrée d’argent. Un manque qui inquiète le président Nicolas Bachoffer.

« La situation économique du club est très critique. On n’envisageait pas vraiment de devoir gérer cette situation une deuxième fois, on est quelque peu livrés à nous-mêmes et on doit faire face à de multiples contraintes. Heureusement, les aides financières promises par l’État sont un réel point positif. »

Le budget se trouve également fragilisé par la diminution des demandes de licences et par l’absence de supporters dans les salles, ces derniers étant « les premières sources de financement du club ».

Malgré tout, l’horizon semble s’éclaircir et tous, sur le parquet ou dans les tribunes, espèrent une reprise en début d’année prochaine. Le président angloy veut croire qu’elle ne se disputera pas à huis clos, hypothèse redoutée, celle de « recevoir peu d’argent et d’en dépenser beaucoup ».

Côté sportif, cette seconde partie de championnat s’annonce très condensée. Maryne Reolid : « Il faudra être prêtes dès la reprise, car on va devoir enchaîner plusieurs matchs. » Le président angloy, philosophe, ne veut pas perdre espoir : « Je suis de nature optimiste, je suis confiant en l’avenir et je crois très fort au projet sportif que nous tentons de mettre en place. »

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