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“Une histoire d’amour et de désir” primé à Angoulême : Toute l’actualité sur liberte-algerie.com

by Nouvelles

Le long-métrage de Leyla Bouzid a raflé deux récompenses au dernier Festival du film francophone d’Angoulême (24-29 août). Le Valois de diamant pour la meilleure réalisation et le Valois de l’acteur pour Sami Outalbali.

Baisser de rideau pour le quatorzième Festival du film francophone d’Angoulême, qui s’est tenu du 24 au 29 août en Charente. Dix films en compétition officielle se sont disputés la plus haute distinction de la compétition, le prix du Valois de diamant (prix du meilleur film) comme “Boîte Noire”, de Yann Gozlan (France), “Le Chemin du bonheur” de Nicolas Steil (Luxembourg, France, Belgique), ou encore “Une histoire d’amour et de désir” de la tunisienne Leyla Bouzid.

C’est à cette dernière et sa fresque sur le désir et la sensualité qu’est revenu le prix tant convoité. Le pitch du film ? “Ahmed, 18 ans, Français d’origine algérienne, a grandi en banlieue parisienne”. “Sur les bancs de la fac, il rencontre Farah, une jeune Tunisienne pleine d’énergie fraîchement débarquée à Paris. Tout en découvrant un corpus de littérature arabe sensuelle et érotique dont il ne soupçonnait pas l’existence, Ahmed tombe très amoureux de cette fille, et bien que littéralement submergé par le désir, il va tenter d’y résister”.

Le long-métrage de fiction, comme pourrait le décrire sa réalisatrice dans une vidéo de présentation postée sur le site du festival, est avant tout l’histoire de “l’éducation sentimentale d’un jeune homme réservé”. “On a souvent cette image d’une virilité très forte chez l’homme arabe”, note Leyla Bouzid. “J’avais très envie de faire le portrait d’un jeune homme timide, réservé, pas à l’aise dans son corps, ou qui a besoin d’être accompagné dans la découverte des sentiments et qui est peut-être aussi un mystère aussi pour sa partenaire”. La cinéaste tunisienne explique également le choix des origines de son protagoniste : “Beaucoup de personnes d’origine algérienne ont été vraiment coupées de leur pays, comme il y a eu une histoire très douloureuse avec les années noires. L’histoire de la France avec l’Algérie porte beaucoup plus de séquelles et de problématiques, que ne porte pas Ahmed de manière consciente, mais ça résonne en lui.

Ce n’est pas du tout le même rapport, pour moi, qu’ont les autres communautés.” Samir Outalbali, qui y campe le rôle principal, a pour sa part décroché le Valois de l’acteur pour son interprétation acclamée. Deux récompenses donc pour ce film qui tente de casser les clichés et les idées préconçues sur les jeunes d’origine maghrébine, à travers la littérature et la culture arabe. Par ailleurs, les autres prix du festival, dont le Valois de l’actrice, Valois du Public ou encore le Valois du scénario ont été décernés respectivement à Mélanie Thierry dans “La Vraie Famille de Fabien Gorgeart”, “Boîte noire” de Yann Gozlan et Rachel Lang pour “Mon légionnaire”.

Hommage au cinéma et à la musique algériens

Pour sa quatorzième édition, le Festival du film francophone d’Angoulême a rendu hommage au cinéma algérien, avec la projection, parallèlement à la compétition officielle, de seize œuvres algériennes, entre documentaires, long et courts métrages. Le programme a été supervisé par l’acteur et le réalisateur algérien Lyes Salem qui a déjà décroché en 2008 le prix “Valois de diamant” du meilleur film pour son œuvre “Mascarades” et en 2014, le prix Valois du meilleur acteur pour son rôle dans “L’Oranais”, un film dont il est aussi le réalisateur.

Parmi les films Dz que le public pouvait découvrir ou redécouvrir en salle figurent la Palme d’or 1975, “Chronique des années de braise” de Mohammed Lakhdar-Hamina, “Omar Gatlato” de Merzak Allouache, “Leur Algérie”, de Lina Soualem, ou encore “Nahla ou la ville qui sombre” de Farouk Beloufa. Lors de la cérémonie de clôture, la salle de spectacle a vibré au travers du répertoire de deux artistes algériens que sont Rachid Taha et Warda El Djazaïria.

Yasmine Azzouz

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