Un rapport examine l’étendue de la perturbation des services de santé pour les patients atteints de MP et de démence en Ontario

Les chercheurs ont déclaré qu’ils souhaitaient examiner de manière générale le niveau et l’étendue des perturbations pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et de démence vivant toujours à la maison et comparer les résultats avec ceux d’avant la pandémie.

Au Canada, patients atteints de la maladie de Parkinson (PD), la démence et d’autres affections neurologiques ont demandé beaucoup moins souvent des services de soins de santé pendant la pandémie de COVID-19, entraînant un excès de décès lors de la première vague en 2020, selon une étude publiée vendredi.

Écrire dans Forum santé JAMA, les chercheurs ont déclaré qu’ils voulaient examiner en détail le niveau et l’étendue de la perturbation des soins en personne et virtuels pour les personnes atteintes de MP et de démence vivant toujours à la maison, et comparer les résultats avec ceux d’avant la pandémie.

Comme aux États-Unis, lorsque la pandémie a commencé à se propager en mars 2020, les hôpitaux ont commencé à renvoyer les patients quand ils le pouvaient pour faire de la place aux patients infectés, les chirurgies électives ont été annulées et les services de médecins ambulatoires ont été réduits, et les maisons de retraite ont été catapultées dans le désarroi alors que le virus se répandre dans les milieux de vie en groupe.

Les chercheurs ont déclaré qu’ils voulaient examiner comment les différents services de soins de santé se croisent pour ces populations vulnérables, dans le but de fournir des informations pour guider les décideurs politiques pour la prochaine pandémie.

L’analyse transversale répétée basée sur la population a examiné les informations de nombreuses bases de données pour les résidents de l’Ontario, au Canada, du 1er mars à la semaine du 20 septembre 2020, et les a comparées à l’année précédente (du 3 mars à la semaine du 22 septembre 2020). 2019). Les principaux critères de jugement étaient les taux hebdomadaires de visites aux urgences, d’hospitalisations, d’admissions en maison de retraite, de soins à domicile, de visites médicales virtuelles et en personne et de mortalité toutes causes confondues.

Les sources d’information comprenaient le registre de tous les Ontariens admissibles à l’assurance-maladie provinciale; dossiers hospitaliers; les réclamations d’assurance; une base de données sur les soins à domicile; un registre de toutes les personnes résidant dans des maisons de soins infirmiers en Ontario; et des renseignements sur les demandes de remboursement de médicaments de l’Ontario. Tous les ensembles de données ont été liés à l’aide d’identificateurs codés uniques et analysés dans un institut de recherche à but non lucratif.

Les taux d’utilisation des services de santé et de mortalité pour 100 personnes ont été calculés pour chaque semaine de la période pandémique et comparés à la période précédente. Les modèles de régression de Poisson ont calculé les rapports de taux hebdomadaires (RR) avec des intervalles de confiance (IC) à 95 % comparant les semaines pandémiques aux niveaux historiques.

Selon l’âge, les personnes atteintes de démence (131 466) étaient les plus âgées (moyenne [SD] âge, 80,1 [10.1] ans), suivis de ceux atteints de MP (30 606 ; 73,7 [10.2] ans).

Les adultes plus âgés sans troubles neurologiques (2 363 742) étaient les plus jeunes (74,0 [7.1] ans).

Tous les services de santé ont connu de fortes baisses au début de la pandémie, les plus fortes réductions se produisant dans les admissions en maison de retraite ainsi que dans les visites aux urgences.

Pour les maisons de repos, les résultats étaient :

  • Démence RR, 0,10 ; IC à 95 %, 0,07-0,15
  • PD RR, 0,03 ; IC à 95 %, 0,00-0,21
  • Adultes plus âgés RR, 0,11 ; IC à 95 %, 0,06-0,18

Pour les visites à l’urgence, les résultats étaient :

  • Démence RR, 0,45 ; IC à 95 %, 0,41-0,48
  • PD RR, 0,40 ; IC à 95 %, 0,34-0,48
  • Adultes plus âgés RR, 0,45 ; IC à 95 %, 0,44-0,47).

Les visites de soins à domicile ont connu la plus faible baisse pour les services.

Au plus bas de la pandémie en 2020, les visites chez les spécialistes, comme les neurologues et les gériatres, ont chuté. Après la première vague, la plupart des services de soins de santé sont revenus à des niveaux historiques, mais les visites chez le médecin se sont déplacées vers les soins virtuels. À la fin de l’étude, les visites chez le médecin sont restées élevées, en particulier les visites chez le médecin de famille pour les personnes atteintes de démence (RR, 1,10 ; IC à 95 %, 1,08-1,12) et PD (RR, 1,08 ; IC à 95 %, 1,04-1,13).

Les auteurs ont déclaré que le passage rapide aux soins virtuels “a été présenté comme un succès de la planification en cas de pandémie en Ontario”, mais ils ont averti que davantage de travail était nécessaire pour garantir que les patients atteints de démence et de MP reçoivent les soins dont ils ont besoin.

La mortalité toutes causes confondues était élevée dans tous les groupes (+1092 démence ; +150 PD ; +1481 personnes âgées), l’effet relatif le plus important se produisant chez les personnes atteintes de démence et de MP. Cependant, ces effets avaient des intervalles de confiance qui se chevauchaient, ont déclaré les chercheurs, et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour différencier les décès liés au COVID-19 des décès dus à d’autres causes. Ils ont dit qu’il est possible que “les personnes atteintes de démence aient également eu un risque de mortalité plus élevé pendant la pandémie associée à un accès réduit au soutien communautaire et aux soins hospitaliers”.

Comprendre qui a demandé des soins et pourquoi aidera à juger de la qualité des soins ainsi que des résultats des réductions de services dans les programmes de soutien, ont déclaré les auteurs.

Référence

Bronskill SE, Maclagan LC, Maxwell CJ, et al. Tendances de l’utilisation des services de santé pour les adultes canadiens atteints de démence et de la maladie de Parkinson au cours de la première vague de la pandémie de COVID-19. JForum sur la santé de l’AMA. 2022 ; 3 (1) : e214599. doi: 10.1001 / jamahealthforum.2021.4599

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