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un Mosellan rend hommage au tireur sous le pseudo “Arsène Lupin”

by Nouvelles

Le décès dans l’exercice de ses fonctions, à Avignon le 5 mai dernier, d’un fonctionnaire de police, tué par balles sur un point de deal, a suscité une vague d’émotion et de réactions sur les réseaux sociaux.

Cette arène virtuelle où l’on frappe sans coup férir, retranché derrière son écran, à coups de mots parfois excessifs, de commentaires haineux, jusqu’à ceux de trop. Un Guénangeois de 40 ans, s’exprimant sur la Toile sous le pseudonyme Arsène Lupin, a fait l’objet d’un signalement pour avoir pris fait et cause pour le tireur sur la page Facebook de France Bleu Vaucluse : « Hommage à celui qui a tiré » ou encore « J’espère que ça va réveiller les autres ».

Convoqué devant le tribunal correctionnel de Thionville, il explique avoir « exagéré ». Et de regretter : « Les commentaires ont été sortis de leur contexte » En effet, l’ancien toxicomane explique que son intention n’était pas de porter atteinte aux forces de l’ordre, mais seulement de provoquer un internaute trop zélé à son goût qui disait vouloir « exterminer les délinquants ».

Jusqu’à frôler l’insolence

À la barre, il campe sur ses positions jusqu’à frôler l’insolence. « On a envoyé le GIGN défoncer ma porte pour des commentaires », lance-t-il au tribunal. « Antisocial » et « impulsif » selon les psychologues, le prévenu déjà condamné à onze reprises pour des faits de violences, de dégradations et en lien avec les produits stupéfiants, ne comprend pas ce qu’il fait là. « Ce ne sont que des mots », répète-t-il à l’envi.

« Des mots, oui, mais nous devons nous assurer qu’il n’y a pas de passage à l’acte », répond Ludovic Louet, le représentant du parquet qui requiert une peine de dix mois dont cinq avec sursis probatoire de trois ans et l’obligation d’effectuer un travail d’intérêt général de 105 heures. Dans une ultime provocation, le quadragénaire s’adressant au tribunal lâche : « J’écrirai toujours ce que j’ai envie d’écrire même derrière les barreaux. Vous ne pourrez pas m’en empêcher  ».

Après en avoir délibéré, le tribunal l’a condamné à une peine de quatre mois d’emprisonnement avec sursis probatoire de deux ans et à une obligation de rechercher un emploi, de se soigner et d’effectuer un stage de citoyenneté.

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