Un ancien gardien de camp nazi accusé de complicité dans plus de 5 000 meurtres

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Camp de Stutthof, Pologne, en août 2015. – Caro / Bastian / SIPA

C'est l'une des dernières poursuites judiciaires contre un ancien gardien nazi. Ce jeudi, la justice allemande a ouvert la voie à un procès contre un ancien gardien SS d'un
Camp de concentration. À 92 ans, il est accusé de complicité avec des milliers de meurtres juifs à la fin du mois.
Deuxième Guerre mondiale.

Bruno Dey, nonagénaire, a été inculpé par le bureau du procureur de Hambourg pour avoir contribué aux meurtres de 5 230 prisonniers, commis alors qu'il était tuteur "entre août 1944 et avril 1945" du camp de Stutthof au nord de Pologne, près de Gdansk. Il avait 17 ans à l'époque.

Prévenir la fuite des condamnés

Il appartient maintenant au tribunal local de décider de déporter ou non l'accusé pour son procès, qui serait alors l'un des derniers contre un ancien soldat nazi ou un ancien gardien de camp. La tâche de l'accusé consistait à "empêcher la fuite, la révolte ou la libération des prisonniers juifs" du camp, qui devaient être exterminés par une balle dans la nuque ou du Zyklon B, selon l'accusation. En conséquence, il a été "un rouage des machines tueur en connaissance de cause", a ajouté le bureau du procureur.

Environ 65 000 personnes sont mortes dans le camp de Stutthof, principalement des femmes juives des pays baltes et de la Pologne. Ce camp a été intégré au système d'extermination des Juifs en juin 1944. Selon le quotidien Die Weltl’accusé a reconnu au procureur qu’à l’époque, il savait ce qui se passait dans le camp concernant le
chambres à gaz et crémations de cadavres.

Gravité accrue mais tardive

Mais il a affirmé s'être toujours tenu à l'écart du nazisme et que les événements survenus dans le camp l'avaient "blessé". Selon lui, il ne pourrait pas s'échapper sous peine d'être tué et, s'il avait demandé à être transféré au front, quelqu'un d'autre l'aurait remplacé. Début avril, le procès d'un autre ancien gardien du même camp nazi a été abandonné en raison de la détérioration de l'état de santé de l'accusé, âgé de 95 ans.

Ces dernières années, l’Allemagne a jugé et condamné plusieurs anciens SS pour complicité de meurtre, ce qui illustre la gravité accrue de
mais très tard, de la justice allemande. Toutefois, aucune des personnes condamnées n’a été incarcérée en raison de son état de santé.



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