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Trump abandonne les tarifs européens après des négociations sur le Groenland

Trump renonce à imposer des tarifs douaniers à l’Europe après des discussions sur le Groenland

Davos, Suisse – Donald Trump a annoncé mercredi qu’il renonçait à imposer de nouveaux tarifs douaniers aux pays européens, suite à des discussions avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, concernant un possible accord sur le Groenland. Cette volte-face intervient après des menaces qui avaient ébranlé les relations transatlantiques et suscité des craintes de déclenchement d’une nouvelle guerre commerciale.

“Suite à cette entente, je n’imposerai pas les tarifs qui devaient entrer en vigueur le 1er février”, a déclaré l’ancien président américain sur son réseau social Truth Social. Il a précisé que des discussions supplémentaires étaient en cours concernant le “Dôme doré”, en référence à son projet de système de défense antimissile.

Trump a affirmé avoir eu une “réunion très productive” avec Rutte et s’attend à une solution qui serait “excellente” pour les États-Unis et les membres de l’OTAN. Il a également évoqué la possibilité d’un accord impliquant l’exploitation des ressources naturelles du Groenland, où les deux parties seraient impliquées dans les droits miniers.

Cette annonce intervient après que Trump ait menacé d’imposer des tarifs douaniers aux pays européens opposés à une éventuelle acquisition du Groenland par les États-Unis. Il avait également déclaré au Forum économique mondial de Davos qu’il n’utiliserait pas la force pour acquérir le territoire danois, tout en demandant à l’Europe de soutenir son plan. “Vous pouvez dire oui et nous vous serons très reconnaissants, ou vous pouvez dire non et nous nous en souviendrons”, avait-il averti.

La perspective de tarifs douaniers avait provoqué une forte réaction des marchés financiers. Mardi, le S&P 500 avait enregistré sa plus forte baisse depuis octobre, tandis que les obligations d’État américaines étaient également sous pression. L’annonce de Trump a entraîné un rebond des marchés, le S&P 500 gagnant 1,2%.

Cette volte-face rappelle d’autres revirements de Trump, souvent influencés par la volatilité des marchés. En avril dernier, une annonce similaire concernant des tarifs douaniers avait déjà provoqué des turbulences sur les marchés boursiers et obligataires.

Le ministre des Affaires étrangères danois, Lars Løkke Rasmussen, a salué la déclaration de Trump, tout en réaffirmant que le Groenland n’est pas à vendre. “La journée se termine mieux qu’elle n’a commencé”, a-t-il déclaré, ajoutant : “Il n’est pas envisageable que les États-Unis possèdent le Groenland. C’est une ligne rouge.”

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a également salué la décision, soulignant l’importance de maintenir le dialogue entre les nations alliées.

L’Union européenne prévoit d’organiser un sommet d’urgence à Bruxelles jeudi pour discuter de sa stratégie face aux négociations sur le Groenland, face à des inquiétudes croissantes concernant la détérioration des relations avec Washington.

Dans son discours au Forum économique mondial, Trump avait également critiqué l’Europe, la qualifiant de “méconnaissable” et la jugeant en déclin économique en raison de l’immigration. Ses pressions sur le Danemark et ses partenaires européens ont suscité l’indignation de nombreux responsables européens, qui dénoncent une destruction de la confiance dans les relations transatlantiques.

Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a dénoncé une “rupture” de l’ordre international face à l’affirmation de la puissance américaine. Le chef de l’opposition britannique, Sir Keir Starmer, a accusé Trump de “diviser le monde avec des conséquences matérielles” à travers ses plans concernant le Groenland.

L’incident diplomatique s’est encore aggravé mardi soir à Davos, lorsque le secrétaire au Commerce américain, Howard Lutnick, a été hué lors d’un dîner après avoir tenu des propos jugés agressifs par plusieurs invités, dont la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, qui ont quitté la salle en signe de protestation.

Le fonds spéculatif manager Ken Griffin a également critiqué Trump, estimant que les États-Unis avaient “fragilisé leurs relations avec leurs alliés européens d’une manière que je ne comprends ni n’apprécie”.

Intégration potentielle d’une vidéo YouTube d’un reportage sur le Forum économique mondial de Davos et les tensions diplomatiques

Intégration potentielle d’un post X (anciennement Twitter) de Lars Løkke Rasmussen

L’avenir des relations entre les États-Unis et l’Europe reste incertain, alors que les négociations sur le Groenland se poursuivent et que les tensions commerciales persistent. L’issue de ces négociations aura des implications importantes pour l’économie mondiale et la stabilité géopolitique.

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