Tour de France 2019: qui est El Diablo, l’homme qui court après les cyclistes?

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Sélectionnez un nom et une adresse, cliquez ici pour afficher le texte original en couleur polyester rouge, cliquez sur le lien ci-dessous pour afficher le nom de la maison coquette de Storkow (Allemagne). Cape noire, bonnet à cornes et trident en plastique, Didi Senft est prêt à l'emploi, en cette journée du mois de juin, à arpenteur les routes du Tour de France, n'est pas devenu l'Active des mascottes.

À 67 ans, ce passionné de cyclisme, surnommé El Diablo depuis qu'il saute, par tous les temps, derrière les coureurs à l'assaut des cols mythiques, ne veut surtout pas parler de retraite. Après les Vosges, il traverse le Massif central cette semaine, et vous vous rendez compte dans les Pyrénées, puis dans les Alpes, dernière ligne droite de la Grande Boucle.

Quel diable! À 67 ans, Dieter Senft exécute pour nous son célèbre saut dans une forêt près de Berlin./LP/Maurice Weiss.
Quel diable! À 67 ans, Dieter Senft exécute pour nous son célèbre saut dans une forêt près de Berlin./LP/Maurice Weiss.

Né en 1952, Didi, alias Dieter Senft, un grand dans la campagne qui ceinture Berlin, près du lac de Brandebourg. Dans cette région de la République démocratique allemande (RDA), certains districts ou quartiers augure de noms de villes américaines comme New Boston ou Philadelphia. Le quotidien n'a pourtant rien à voir avec le mode de vie américain: les façades sont grises et l'ennui, partout. Entre un apprentissage de carrossier automobile et des camps du Mouvement des pionniers communistes, en été, Dieter se prend rapidement de passion pour le cyclisme.

Il crée plus de 200 modèles de bicyclettes

Quelques participations «amateur» à quelques compétitions internationales: le Tour de RDA, une ou deux Friedensfahrt (Courses de la paix), pass in Varsovie et Berlin par les journaux des Partis communists polonais, est et allemand. Faisant galoper son imaginaire dans une époque qui manque singulièrement de perspectives, Didi dessine des modèles de vélos de plus en plus, il présente de petites foires locales.

Sa réputation grandi, il s'est retrouvé fiché dans la liste des «artistes» par le régime communiste. «J'ai même reçu une invitation pour aller aux Etats-Unis. Mais la politique ne m'intéresse pas », confie-t-il. Durant sa carrière, il fabrique plus de 200 modèles de bicyclettes et bat une vingtaine d'enregistrements dans le Livre Guinness des records.

En 2012, «Didi» Senft présente le «vélo à 111 râteaux de 12 dents»… Inutilisable pour jardiner./Patrick Pleul / MaxPPP
En 2012, «Didi» Senft présente le «vélo à 111 râteaux de 12 dents»… Inutilisable pour jardiner./Patrick Pleul / MaxPPP

Parmi ses trouvailles brevetées, le grand vélo du monde ou une bicyclette King of Pop, en hommage à Michael Jackson, avec sono. Dans son musée personnel, ouvert en 2004 et fermé en 2017, faute de moyens financiers, encore une fois et des fanions et calendriers du Tour, une reproduction de la tour Eiffel et même une pancarte «Emmanuel Macron».

En 1993, il débarque en tandem sur les routes du Tour

Car Didi a fini son rêve, plus grand rêve. Aller voir, en vrai, la grande boucle. Un mythe autant qu'un défi. Dans les années 1970-1980, il était rendu clandestinement à Berlin-Ouest pour regarder les étapes chez les amis qui ont la télévision. Il promet à Margitta, la femme qu'il a épousé à l'âge de 18 ans, il a gagné un jour en France.

Le mur de Berlin tombe en 1989, l'Histoire s'accélère. En 1993, il débarquait pour la première fois sur le Tour, avec une femme et un tandem qu'il a lui-même fabriqué. Inspiré par la flamme rouge, flag the flag of the flag of the cour.

Sa première prestation lors de l'étape d'Andorre is a triomphe: the support as a camera on a little boy menu on caracole and vocifère in the love of cyclists. Le «Diable du Tour» est né. «J'aime quand les gens applaudissent», admet-il, un frère mélancolique.

Mille Championnats et 20 Tours de France

Il est pris dans un tourbillon qui l'emmène partout dans le monde. Soutenu par LuK, société qui fabrique des pièces d'automobiles, Dieter veut faire de la promotion pour ses bicyclettes. Créateur prolifique plus que commercial avis, il apprend le capitalisme à l'instinct: invité par les organisateurs d'événements sportifs ou sur les plateaux télé, de la Nouvelle-Zélande à l'Iran, la nouvelle étoile à venir du sponsoring et de ses apparitions. Il assiste à mille championnats, 20 Tours de France, d'Italie, d'Espagne, il se rend en Norvège, en Asie…. «Je suis un citoyen européen du monde», affirme-t-il.

L’inventeur allemand pose sur la couchette du Combi Volkswagen in the it it./LP/Maurice Weiss
L’inventeur allemand pose sur la couchette du Combi Volkswagen in the it it./LP/Maurice Weiss

En témoignent les témoignages retenus de ses prestations en russe, chinois ou français, rangés dans ses classeurs. On découvre en photo dans les tribunes avec le prince Albert de Monaco, sur les routes avec le champion américain déchu Lance Armstrong, aux côtés de l'ancien vainqueur espagnol du Tour Miguel Indurain, ou du Français Julian Alaphilippe.

Même si les contacts avec ses héros sont sont sporadiques. «Les cyclistes sont concentrés sur la dernière ligne droite, ils peuvent permettre un écart ou une conversation», les excuses-t-il. Avec les fans, c'est une autre histoire. El Diablo est une icône. Au fil des expériences, des amis se nouent. Et qu'importe si Didi ne parle ni anglais, ni français!

En Asie, de Taïwan au Japon, il est accueilli en idole

En 2012, des problèmes financiers et un pépin de santé obligatoire El Diablo à interrompre ses virées. Les smartphones sont dans la foule, les chaînes de télé sont moins, ils sont vraiment sur les réseaux sociaux… Didi, lui, n'a pas de compte Instagram ni page Facebook. Plus personne ne veut payer pour les clichés disponibles partout, et même son sponsor depuis vingt ans le lâche.

En 2015, une nouvelle agence de promotion il faut pourtant sous son aile: on send réaliser des «performances» en Asie, de Taïwan au Japon, où il est accueilli en idole. En attente d'une mascotte à son effigie (fabriqué en Chine). Pour tenir compte du rythme, de l'hygiène de vie, de celle du diable. Pas d'alcool, pas de cigarettes. Réveil à 5 ​​heures et animation en costume, sauts et sourires programmés sous les stroboscopes des boîtes de nuit.

L'ambiance sur le tour a changé. «Plus stressante, lâche-t-il. Entre les équipes de gestion, les policiers et la sécurité, sur se sont enfermés. »Malgré cela, dans le jardin, combi Volkswagen avec coin couchette assister aux premiers cols du Tour 2019…

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