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Thionville. La mairie recherche 55 collaborateurs : intéressé(e) s ?

Le constat

Gros employeur, la mairie de Thionville compte 700 salariés. Dans son tableau des effectifs, 55 postes demeurent vacants « ou plutôt sont en cours de recrutement », précise Emmanuel Bertin, adjoint municipal notamment en charge des ressources humaines. La nuance ne saurait masquer une réalité diagnostiquée par David Duffourc, directeur général des services : « Entre la pyramide des âges et les réorientations professionnelles, par essence, il y a toujours eu des postes vacants dans une collectivité. Mais, depuis la sortie de crise, nous constatons tout de même une augmentation de cette proportion et un temps de latence plus long pour recruter ».

En début d’année, le manque se chiffrait même à 65 postes, soit plus de 8 % de l’effectif total employé par la municipalité.

Pourquoi c’est difficile de recruter

Les causes sont multiples et structurelles. Un secteur d’activité, plus qu’un autre, souffre d’un mal chronique : « Les postes à contraintes particulières en termes d’horaires », déplore Emmanuel Bertin. Il s’agit là des animateurs périscolaires, une denrée rare sur le marché de l’emploi. Découpée en trois temps de travail journalier (matin, midi et soir), l’activité peine à séduire. À cela se greffe une base indemnitaire figurant parmi les plus faibles de la fonction publique : « Un temps plein, ce qui ne correspond pas à tous les postes recherchés, c’est 1 200 € par mois. On cherche au maximum à compléter ces temps de travail pour parvenir au volume horaire maximal. Mais c’est compliqué », reconnaît l’élu.

Autre obstacle qui complexifie la politique de recrutement de la Ville : la concurrence frontalière. Difficile de trouver des voies de contournement tant le différentiel salarial est important entre les deux pays : « On ne peut pas s’aligner sur le terrain financier, constate Emmanuel Bertin. Entre le salaire et les allocations familiales, c’est impossible ». Enfin, « un phénomène nouveau », de l’aveu du DGS, obstrue l’embauche des cadres : « Depuis le Covid, c’est un marché en plein emploi. Un exemple ? On a mis plusieurs mois à trouver un directeur des finances là où, en temps ordinaire, cela aurait pris quelques semaines ».

Les atouts de la mairie

Sur le plan salarial, on l’a déjà dit, lutter contre le richissime voisin luxembourgeois est peine perdue. Déjà parce qu’une collectivité ne peut, légalement, faire flamber sa grille tarifaire : « La loi prohibe une différenciation trop importante entre agents », rappelle David Duffourc. Pour autant, la dernière revalorisation indiciaire de la fonction publique, en augmentation de 3,5 %, « permettra d’apporter un peu plus d’attractivité à nos offres », espère Emmanuel Bertin.

L’employeur municipal peut également user de primes pour améliorer le quotidien de ses salariés. La question du temps de travail , réglée récemment par les équipes d’Emmanuel Bertin, prévoit l’obtention de RTT : « Des jours qui peuvent être placés sur un compte épargne temps et même monétisés ».

La Ville offre également la possibilité de télétravailler deux jours par semaine et figure parmi les communes les plus généreuses en… chèques vacances. Enfin, au-delà de cette batterie d’avantages, David Duffourc abat sa dernière carte. Plus personnelle, plus profonde : « Avec le Covid, on perçoit un nouveau mode de pensée. Tout le monde est en quête de sens. En cela, avoir le sens du service public résonne chez certains ».

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