7-Eleven sous pression : Washington examine un refus de service à des agents de la sécurité frontalière
Minneapolis, Minnesota – L’administration Trump a demandé des explications à 7-Eleven suite à un incident survenu fin janvier à Minneapolis, où des agents de la patrouille frontalière américaine se sont vus refuser le service dans une station-service Speedway, filiale de 7-Eleven. L’affaire, qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, soulève des questions sur l’accès aux services pour les forces de l’ordre fédérales et pourrait avoir des conséquences sur un partenariat commercial important pour l’entreprise.
L’altercation a été capturée en vidéo par l’activiste conservateur Cam Higby et diffusée le 21 janvier. On y voit un commandant de la patrouille frontalière, Gregory Bovino, quitter une station Speedway, suivi par un responsable qui aurait déclaré : « Je ne soutiens pas ICE, et personne ici ne le fait. » La vidéo, largement partagée sur les plateformes comme X (anciennement Twitter), a suscité une vive réaction.
[Intégrer ici un tweet pertinent de X (anciennement Twitter) sur l’incident, si disponible, ou un lien vers la vidéo originale.]
Le 5 février, Michael Lynch, adjoint de l’administrateur de l’Administration des services généraux (GSA), a adressé une lettre à Doug Rosencrans, directeur de l’exploitation de 7-Eleven. Dans ce courrier, il demande des informations sur une éventuelle enquête interne concernant cet incident. La GSA s’inquiète de l’impact potentiel sur un partenariat fédéral crucial.
« Étant donné que les établissements 7-Eleven Inc./Speedway LLC acceptent la carte GSA SmartPay pour le carburant et d’autres achats autorisés pour les flottes fédérales – y compris celles exploitées par le Département de la sécurité intérieure des États-Unis – ces actions suscitent des préoccupations quant à la capacité des opérateurs de véhicules fédéraux à accéder au carburant et aux services nécessaires dans des endroits pratiques », indique la lettre.
La GSA SmartPay est un programme essentiel qui permet aux agences gouvernementales de gérer les dépenses liées aux flottes de véhicules. Selon le site web de la GSA, la carte est acceptée dans 95 % des stations-service américaines, y compris dans les territoires et au Canada. Le programme représente un volume de transactions annuel de plusieurs milliards de dollars.
Cet incident n’est pas isolé. Ces derniers mois, d’autres établissements commerciaux à Minneapolis ont affiché des messages hostiles envers les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Un hôtel de Lakeville a été retiré de la liste des hébergements approuvés par la GSA après avoir refusé un séjour à des agents d’immigration, malgré les efforts de la direction de Hilton pour résoudre le problème. Un McDonald’s du centre-ville a également affiché un panneau interdisant l’accès aux agents d’ICE et de la douane et de la protection des frontières (CBP).
[Intégrer ici une image pertinente de l’un des panneaux anti-ICE, si disponible, avec la légende appropriée.]
La GSA a précisé qu’elle pourrait reconsidérer le partenariat avec 7-Eleven si l’entreprise ne garantit pas l’accès aux services pour les agents fédéraux. « La GSA accorde de la valeur à ses partenariats avec les commerçants qui soutiennent les opérations fédérales et apprécie votre prompte attention à cette demande », a déclaré l’agence dans sa lettre. « Une coopération rapide permettra de déterminer si des mesures liées au programme sont nécessaires et de garantir la continuité d’un service fiable pour les flottes fédérales. »
7-Eleven n’a pas répondu aux demandes de commentaires de Fox News Digital concernant la lettre de la GSA.
Cet incident intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de l’application de la loi sur l’immigration aux États-Unis. Les débats sur le rôle des forces de l’ordre fédérales et les droits des immigrants sont de plus en plus polarisés, et les entreprises se retrouvent souvent prises entre deux feux. L’affaire 7-Eleven met en lumière la complexité de ces enjeux et les conséquences potentielles pour les entreprises qui prennent position sur des questions politiques sensibles.
