son producteur parle pour la première fois

10h35
, 8 décembre 2018Dans son bureau spacieux et lumineux, Johnny occupe une place de choix. Disques d'or et photos sur les murs, intégrales et collectionneurs disposés sur des étagères aux côtés d'autres artistes de la maison … Thierry Chassagne, président de Warner Music France, savait bien que le rocker avait disparu dans la nuit du 5 au 6 décembre 2017. Et pour une bonne raison. En 2006, il est l’artisan de l’un des plus gros transferts que l’industrie du disque ait connu en France en récupérant l’idole après 45 ans passés chez Universal. Discret au moment de la sortie de l'album posthume, Mon pays est l'amour, il prend la parole aujourd'hui pour confier avec franchise et émotion sa relation professionnelle et intime avec Johnny Hallyday. Voici quelques extraits de cette interview exclusive dans le Journal du Dimanche. Lire aussi – INFO JDD. David Hallyday attaque Laeticia Hallyday dans une nouvelle chansonPourquoi parler aujourd'hui?
Depuis la mort de Johnny, je n'ai pas cessé d'être sollicité. J'ai répondu à quelques questions lors de la sortie de My country is love en tant que producteur. Mais j'ai toujours pensé que seuls les artistes étaient légitimes pour s'exprimer dans les médias. Maintenant que l'effervescence s'est apaisée, je voudrais parler sereinement d'un artiste extraordinaire. "C'était un très gros contrat, un peu comme Neymar quand il arrive au PSG" Combien a coûté le transfert de Johnny Hallyday?
Contrairement au football, les contrats restent confidentiels en musique. Mais c’était un très gros contrat, un peu comme Neymar quand il arrive au PSG. Il était sensible à la critique?
Cela pourrait lui faire mal, mais pour lui, le plus important était le public. Il pouvait passer des heures sur Internet pour savoir ce que ses fans en pensaient. "Cet album a permis aux fans d'entendre à nouveau la voix de leur idole et de fuir le battage médiatique" Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois? ?
En septembre, lors d'un dîner chez Apicius. Nous étions cinq avec Johnny, Laeticia, Rose [l’épouse de Thierry Chassagne, directrice du label ­Warner] et Sébastien Farran. Johnny, généralement réservé, était beaucoup plus loquace que d'habitude. Il m'a montré la maison qu'il voulait acheter à Tahiti pour être avec ses filles. Nous sommes restés plus longtemps que d'habitude. J'ai eu l'impression qu'il ne voulait pas quitter le restaurant. Lors du lancement de l'album posthume, vous avez dit que vous vouliez vendre le maximum. Objectif atteint?
Nous avons vendu plus de 1,2 million d'euros, dont 97% d'albums physiques. On a beaucoup parlé de l’image ternie de Johnny à cause de problèmes d’héritage. Cet endossement public fantastique prouve le contraire. Cet album a permis aux fans de réentendre la voix de leur idole et de s’éloigner du battage publicitaire. Pour lire cette interview dans son intégralité, retrouvez le JDD dans des kiosques, sur des smartphones et tablettes ou sur Internet. Découvrez également nos offres d'abonnement.

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