Santé. Covid-19 : quels résultats pour les dépistages massifs ?

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Avec Pierre Cuny, il a piloté l’ensemble des dépistages Covid-19 à Thionville, depuis le début de la crise. Conseiller municipal délégué aux affaires sanitaires, Jean-Christophe Hamelin-Boyer revient sur ces dernières semaines, ces derniers mois marqués par l’épidémie à laquelle Thionville a dû faire face.

En juillet et en août, Thionville a organisé six dépistages gratuits et sans rendez-vous. Quels en sont les résultats ?

Jean-Christophe HAMELIN-BOYER : « Au total, nous comptabilisons près de 4 000 personnes testées. Nous avons démarré en juillet, avant les départs, puis au milieu des vacances, et enfin à quelques jours de la rentrée scolaire et du retour au travail. On voulait proposer aux gens de se dépister avant la reprise. Sur ces 4 000 tests, 1,2 % personne s’est avérée positive. C’est moins que les 3 % enregistrés dans tout le Grand Est. Thionville semble donc aujourd’hui moins touchée, mais il faut demeurer prudent avec les statistiques. »

Imaginez-vous d’autres dépistages massifs ces prochaines semaines ?

« On a bien bossé avec les bénévoles et on les a beaucoup sollicités. Maintenant, il faut laisser les laboratoires travailler normalement, ils sont un peu en surcharge , même si sur Thionville, les labos sont assez nombreux pour répondre à la demande. À force, ils avaient du mal à suivre dans les résultats, et les gens, impatients, ne comprennent pas toujours pourquoi ils ne sont pas renseignés dans la journée ! On se laisse donc un peu de temps pour voir comment évolue la situation sanitaire. Au cas où, on peut le refaire rapidement. »

Le refaire de la même forme ?

« Oui, mais on peut aussi imaginer des actions plus ciblées. Pourquoi pas à destination des jeunes, le soir, à proximité des bars. Comme à Strasbourg. »

Les communes avoisinantes vous ont approché pour ce même type d’action ?

« Oui. Samedi dernier, par exemple, nous avons eu une réunion avec une adjointe à la Ville de Fontoy qui envisage des dépistages à Fontoy et son agglo. Il faut savoir que 40 % des personnes qui ont été dépistées à Thionville, en juillet et août, n’habitent pas Thionville. »

Êtes-vous favorable aux prélèvements nasopharyngés alors que d’autres pays, comme le Luxembourg, privilégient les prélèvements salivaires ?

« Le prélèvement nasal a un effet repoussoir. On a beau dire et redire qu’il est indolore, juste désagréable, mais il fait peur. Au début, on avait commencé par une seule narine, puis aujourd’hui ce sont les deux. Il semble quand même que la charge virale accrochée sur l’écouvillon soit plus importante avec le prélèvement nasopharyngé. Maintenant, en France, le prélèvement salivaire est en discussion. À terme, on devrait y arriver. »

En avril, sous l’impulsion de l’association Santé Intercom 57, Thionville avait déployé un centre de dépistage unique au gymnase Jean-Burger. Puis il y a eu les dépistages durant l’été. Considérez-vous que la Ville s’est mobilisée comme il le faut ?

« Thionville est, en Moselle, la ville qui a organisé le plus grand nombre de journées de dépistage, et de tests. Nous avons été en pointe avec le Centre Covid Thionville Moselle-Nord et tous les éléments collectés par nos actions nous permettent d’orienter notre politique santé. Aujourd’hui, il ne s’agit surtout pas de baisser la garde, nous allons vivre avec la Covid encore longtemps et il y aura des actions à mettre en marche. »

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