Sa main est paralysée après un retrait

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Société

par Aurélia Becler

aujourd'hui à 13:35

Une jeune femme de 20 ans témoigne et tente de comprendre ce qui aurait pu se passer pendant son intervention. Lorsqu'elle a juste voulu retirer son implant contraceptif, elle s'est réveillée avec la main gauche paralysée.

Priscillia a 20 ans et vit dans les Hauts-de-France, à Caudry-Le Cateau-Cambresis. Comme elle l’a dit à La Voix du Nord cette semaine, elle a récemment voulu la faire venir implant contraceptif. Lors d'une première visite chez son gynécologue le 5 septembre, à l'hôpital Cateau-Cambresis, il n'avait pas réussi à retirer le petit bâton. Elle a dû retourner à l'hôpital deux semaines plus tard pour être opérée sous anesthésie générale. Opération à partir de laquelle elle s'est réveillée de la main gauche paralysé comme elle a rapporté à la publication.

Sans attendre un rendez-vous avec un neurologue fixé un mois plus tard, Priscillia se rend aux urgences "SOS Hands" situées dans la ville de Saint Quentin. Elle explique: "Ils ont ouvert mon bras, retiré l'implant contraceptif coupé en deux et m'ont administré une autogreffe. Ils ont réparé le nerf à 80% avec une partie de l'avant-bras. " Mais depuis lors, elle n'a pas retrouvé la sensibilité de sa main et d'une partie de son avant-bras. La jeune femme, mère d’une petite fille de 4 ans qu’elle a maintenant du mal à prendre en charge, ne peut plus attraper d’objets ni même se peigner les cheveux de la main gauche. Il aura besoin d’une trentaine de séances de rééducation. Selon les médecins, sa main aurait 40% de chances de rester paralysée.

Visé par une plainte, l'établissement répond

Priscillia a déposé une plainte pour blessures involontaires contre l'hôpital qui l'a prise en charge. Le centre hospitalier Cateau-Cambresis, pour sa part, a veillé à ce que: "Cette intervention a été réalisée conformément aux recommandations en vigueur. Un traitement spécifique avec d'autres spécialistes (un neurologue et un orthopédiste) a été proposé et organisé par le service avant la sortie du patient"

Aujourd'hui, ce que Priscillia souhaite particulièrement, c'est comprendre ce qui s'est passé: "Nous ne savons pas qui interroger: l'implant ou le gynécologue", a expliqué sa mère à La Voix du Nord "Mais nous voulons faire connaître notre histoire: il n’est pas normal à 20 ans de se retrouver avec une main paralysée à cause d’un implant. "

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par Aurélia Becler

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