Rodez. Un maintien à valider

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En position extrêmement favorable après avoir remporté ses deux derniers matches, Rodez pourrait se sauver pour de bon ce soir, contre Caen. Si un nul sera suffisant, une défaite ne serait pas forcément rédhibitoire, en fonction du résultat de Quevilly.

Une marge appréciable mais pas encore d’assurance. Avant d’aborder l’ultime journée de la saison, ce soir avec la réception de Caen, le Rodez Aveyron football se retrouve dans une position extrêment favorable afin d’assurer son maintien avant même de passer par un barrage face au 3e de National. Grâce à leur succès in extremis à Bastia (1-0), il y a une semaine, les Ruthénois comptent une avance de trois points et sept buts sur Quevilly, l’actuel 18e, ainsi qu’un avantage lors des confrontations directes. Un écart important, mais pas encore définitif, puisque les Normands peuvent toujours passer devant le Raf. Il leur faudrait pour cela s’imposer devant Dunkerque en espérant que Rodez s’incline à domicile, avec des scores suffisants pour leur passer devant à la différence de buts.

“Tous les scénarios sont possiblesa relativisé Laurent Peyrelade, l’entraîneur sang et or. On a fait un grand pas, maintenant il faut finir. C’est toujours le plus dur.” Mais dans son match à distance avec Quevilly, son équipe possède un ascendant considérable, elle qui sort de deux victoires, contre Toulouse (1-0) puis en Corse. De quoi souligner la capacité de rebond des Aveyronnais, dont la situation était bien plus précaire au soir de la 35e journée et de leur revers à Nîmes (3-2). À ce moment-là, la place de barragiste ressemblait plus à un bien à préserver qu’un fardeau à éviter, lors des trois dernières rencontres de la saison.

“Retrouver la victoire a fait du bien dans les têtes”

Mais comme cette équipe est décidément imprévisible, elle a réussi à mettre fin à sa série de 18 matches sans succès face à Toulouse, le leader, avant de confirmer à Bastia. Grâce à un nouveau schéma tactique, en 5-4-1, et surtout des vertus retrouvées de manière durable, sa solidité, son esprit collectif et sa fougue. À l’image du jeune Killian Corredor, un attaquant ne délaissant jamais le travail défensif, dont le but précieux à Bastia a confirmé qu’il a bel et bien pris ses marques dans le onze de départ ruthénois. “Retrouver le goût de la victoire a fait du bien dans les têtesa reconnu l’attaquant Florian David. Cette semaine on a été sérieux, mais il y a eu plus de rires à l’entraînement que les mois précédents.”

Pour que la joie soit définitivement le sentiment dominant de la fin de saison sang et or, autant confirmer ce soir l’embellie aperçue lors des dernières sorties. “L’idée est de rester dans ce qu’on a fait contre Toulouse et Bastia, d’avoir une unité de pensée, une énergie débordante, se regarder sur le terrain, s’aimer sur le terrain, jouer de l’avant et essayer de marquer des butsa prévenu Laurent Peyrelade. Il faut être là-dedans, se préparer à l’action et pas à l’attente.” Avec pour finalité de valider un maintien synonyme de quatrième saison consécutive en deuxième division, ce qui serait une première dans l’histoire du club.

“On est encore très frais”

Traditionnelle interrogation de veille de match, la question de la fraîcheur des joueurs a encore été abordée, hier en conférence de presse. Un sujet d’autant plus important pour Rodez, dont la capacité à hausser l’intensité est l’un des habituels points forts dans le jeu. “On est encore très frais, très dynamiques”, a estimé Laurent Peyrelade. Il a cependant nuancé en reconnaissant que “la récupération a été moins bonne” qu’après le match contre Toulouse. “On a mis beaucoup de joueurs en récupération cette semaine. Certains l’ont fait mieux que d’autres, a-t-il poursuivi. Ce matin (hier), des joueurs n’étaient pas trop en jambe. Mais l’important est de l’être demain à 19 heures (aujourd’hui).”

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