Renault: Jean-Dominique Senard dénonce l'attitude de l'actionnaire

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La rumeur était sur le point de démissionner après que Renault n'ait pas réussi à fusionner avec Fiat Chrysler. Le patron de la marque de diamant, Jean-Dominique Senard, a été particulièrement combatif lors de l'assemblée générale des actionnaires de mercredi au Palais des Congrès. Et son attitude a séduit: 90% des actionnaires ont approuvé sa nomination.

Pour cette première intervention devant les 1 100 petits transporteurs présents, le nouveau président de Renault est revenu sur tous les dossiers sensibles, relâchant ses coups ici ou là. "Je ne suis pas habitué à être comme un moule, gentil mais idiot", a-t-il averti.

À propos de l'échec de la fusion avec Fiat Chrysler: "Franchement, je suis désolé." "Renault ne peut être seul. Nous n'avons pas le droit de manquer nos options stratégiques dans les deux à trois prochaines années", a déclaré Jean-Dominique Senard.

C'est le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui a suggéré de contacter la FCA. "Dans ma vie, j'ai rarement vu un principe de fusion apporter autant de synergies positives, enrichissantes et solides", a-t-il ajouté.

Le fait que le représentant de l'Etat français ait demandé un report du vote au conseil d'administration de Renault? "Je vous le dis franchement, cela me chagrine", a-t-il conclu en affirmant que l'attitude de l'État avait échoué lors de la fusion.

Dans une interview au Figaro, il insiste sur le point: "Je souhaite qu'avec l'Etat, le dialogue soit fluide. Mais il doit être clair pour tout le monde que Renault n'est plus la Régie! C'est peut-être le bon vieux temps mais le monde a changé.

Ses mots font grincer des dents. "Dans le secteur privé, une telle attitude serait impossible. Nous n'avons jamais vu un président attaquer son principal actionnaire lors d'une assemblée générale. Aurait-il pu le faire avec la famille Michelin? A répondu à une source gouvernementale aux Échos." ressembler à un guerrier "

Aucune réduction de l’influence de Renault chez Nissan. Avec son partenaire japonais, Jean-Dominique Senard espère pouvoir reprendre rapidement le dialogue malgré les récentes tensions sur la gouvernance du constructeur japonais. "Il n'y a rien qui réveille les volcans d'Auvergne ou le mont Fuji", plaisante-t-il, assurant qu'une solution sera trouvée dans les 15 jours.

Là aussi à demi-mot, le président de Renault s'est dit surpris par les propos de Bruno Le Maire lors de sa visite au Japon lorsque le ministre a évoqué un possible déclin de l'Etat dans la capitale Renault.

"Le ministre est évidemment libre de parole. C'est son droit total d'évoquer l'avenir de la participation de l'État à Renault", a-t-il déclaré avant d'ajouter: "Le conseil d'administration est en revanche le seul souverain à décider de modifier En tout état de cause, en tant que président de Renault, je préférerais être informé en amont des positions possibles les uns des autres. "

Pour conclure, il a déclaré "ne pas vouloir être le président, ce qui entraînerait une nouvelle réduction de l'influence de Renault chez Nissan".

Une pause avec Carlos Ghosn. Bien que de nombreux actionnaires continuent d'admirer l'action de Carlos Ghosn et son parcours sous sa présidence, Jean-Dominique Senard s'est distingué de son prédécesseur. Lors de l'Assemblée générale, il a répété à plusieurs reprises qu'il souhaitait construire chez Renault sur "une éthique forte".

Incidemment, il a évoqué la renégociation en 2015 du contrat entre Renault et Nissan. "Notre accord s'appelle Rama, et nous ramons. Ces renégociations ont considérablement réduit l'influence de Renault chez Nissan. J'en ai hérité, mais je ne le trouve pas très naturel."

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