Tuesday, January 28, 2020
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Rejet de carburant dans une école: trois questions sur une procédure peu connue

Un avion de ligne américain a été contraint de larguer du carburant sur une école à la périphérie de Los Angeles. Une procédure classique qui est réglementée.

À première vue, la procédure peut surprendre. Un Boeing 777 de la compagnie américaine Delta Air Line a été contraint, en raison de difficultés, de larguer son carburant dans la banlieue de Los Angeles, aux États-Unis. Cependant, la procédure est réglementaire. Mais cette fois, le carburant a atteint une école primaire à Cudahy, à 25 km à l’est de l’aéroport de Los Angeles, affectant légèrement une vingtaine d’enfants et dix adultes qui se trouvaient dans la cour de cette école. école.

L’agence américaine chargée du contrôle de l’aviation civile, la FAA, a annoncé sur Twitter qu’elle avait ouvert une enquête sur cet accident, rappelant qu ‘”il existe des procédures spécifiques concernant le largage de carburant pour les avions au départ ou à destination de tous les grands aéroports américains”.

Cet incident rappelle un fait similaire qui s’était produit en France en 2016 lorsque, en raison d’un problème technique, un Boeing 777 d’Air France au départ de l’aéroport d’Orly pour la Guyane a dû décharger en cours de vol. ‘une partie de son carburant. Il avait vidé son kérosène au dessus de la forêt de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, avant d’atterrir à Roissy

Qu’est-ce qu’un drain de carburant?

En cas d’avarie technique ou de toute autre situation durant laquelle un commandant de bord fait face à une panne au moment du décollage, il peut décider d’effectuer un “changement de carburant”, avant d’effectuer un demi-tour et d’atterrir en toute sécurité sur une piste d’atterrissage. .

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Le but d’une telle manœuvre est d’alléger l’avion. Chaque avion est contraint par une masse maximale au décollage et à l’atterrissage, les avions à fuselage large qui effectuent des vols long-courriers sont généralement chargés d’une grande masse de carburant qui, s’il n’était pas consommé suffisamment avant l’atterrissage, pourrait endommager le train d’atterrissage. ou même faire s’écraser l’avion en touchant la piste. Cette perte de carburant est réalisée via des tuyaux dits de vidange. Celles-ci sont situées aux extrémités de chacune des ailes et permettent d’alléger d’une tonne de carburant par minute, détaille le site de Capital.

Quelles sont les conditions?

Cette manœuvre est réalisée à la demande du pilote, mais en France c’est le contrôle aérien, c’est-à-dire la Direction générale de l’aviation civile qui donne l’autorisation (DGAC). Selon les recommandations de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), ce vidage doit être effectué au-dessus de 2000 mètres (ou 6000 pieds), dans des zones peu urbanisées. “Une opération de délestage dure entre vingt minutes et une heure” précise la DGAC.

“Ces procédures nécessitent que le carburant soit largué sur des zones inhabitées bien identifiées, généralement à haute altitude, afin que le carburant se vaporise et se disperse avant de toucher le sol”, a déclaré l’agence d’aviation civile américaine. .

En France, les zones privilégiées sont généralement en mer ou boisées, comme ce fut le cas avec la forêt de Fontainebleau en 2016.

Est-ce nocif pour la santé et l’environnement?

Normalement non. En tout cas, c’est ce que la procédure qui doit permettre l’évaporation du carburant dans l’air cherche à éviter. Réalisés au-dessus de 2000 mètres, ces composés sont transformés avant d’atteindre la couche atmosphérique proche du sol. En revanche, les 10% de carburant qui atteignent le sol s’évaporent dans une large mesure, le résidu subissant une dégradation biologique partielle. La réaction chimique qui provoque l’évaporation du kérosène ne produit que de la vapeur d’eau et du dioxyde de carbone, qui se dispersent dans l’atmosphère, a rappelé Franceinter en 2016.

“Bien sûr ce n’est pas neutre pour l’environnement mais la manœuvre vise à sauver des vies”, plaide la DGAC, dans Le Figaro. Elle a précisé que les entreprises ne démarrent pas la procédure à la légère car cela leur coûte beaucoup d’argent.


Dans l’affaire survenue mardi près de Los Angeles, une vingtaine d’enfants et onze adultes se sont plaints d’irritations cutanées ou d’inconfort respiratoire. Ils ont été soignés sur place par les services d’urgence mais “aucune hospitalisation n’était nécessaire”, a souligné les pompiers.

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