Raquette en Tarentaise

Cette haute vallée alpine savoyarde était agricole, puis industrielle. Désormais largement consacré au tourisme, il se prête à de belles raquettes autour de Sainte-Foy-Tarentaise. Changement de décor si vous prenez le temps d'observer sa nature.

Au coeur de la forêt de Sainte-Foy-Tarentaise, les raquettes à neige, le temps est suspendu. À la mi-janvier, la neige a finalement commencé à tomber. Pas moins d'un mètre en 24 heures. Cela faisait trois semaines que tout le monde ici à Sainte-Foy, une station située entre le très célèbre Val-d’Isère, Tignes et Les Arcs, l’attendait! Désormais, un épais manteau blanc recouvre l'imposante forêt qui entoure le domaine skiable. Sous son poids, les branches des sapins se plient. Quelques nuages ​​bas s'immiscent dans le paysage pour le rendre digne des plus belles cartes postales.

"C'est le meilleur moment pour faire de la raquette, vous verrez," sourit Jean-Pierre Lamic, pour convaincre ceux qui ne jurent que par le ski. Après quelques minutes de télésiège, la station disparut et laissa place à la forêt. À l'abri des arbres, la neige n'est rien d'autre qu'une petite poussière blanche qui touche à peine les visages. Aux alentours de Jean-Pierre Lamic, moniteur de ski et raquette depuis trente ans, se trouvent Charlotte, Gwendoline et Isabelle. Ici, ils vont faire une boucle de 4 km dans la forêt. La raquette a été un jeu d'enfant, même pour les moins expérimentés du groupe …

Tourisme français reconquête des sports d'hiver

Passionné de montagne, Jean-Pierre Lamic connaît la Tarentaise comme le fond de sa poche. À l'aide de ses cannes, il avance d'un bon pas. Parce qu'il aime diriger ses groupes dans des endroits sauvages où la nature règne en maître. Ce matin, voici la petite troupe dans une brèche où la neige est vierge et où il faut faire sa propre trace. Entre deux arbres, le moniteur indique au bâton une série d’empreintes de pas.

"Ce sont ceux d'un renard," Il note. Ici, c'est aussi le domaine des lapins, des cerfs, des chamois et des marmottes. Mais en hiver, les marmottes dorment. Et ce matin, les autres animaux ne se laissent pas voir. "Hier, j'ai repéré les traces d'un loup, je les ai suivies sur plusieurs mètres", ajoute le guide. Cette parenthèse animale lui donne l'occasion d'expliquer comment les raquettes peuvent être une aide utile pour les animaux: "La raquette humaine, quand elle est bien gérée bien sûr, facilite le déplacement des animaux afin qu'ils puissent se nourrir malgré la neige."

Derniers chalets alpins traditionnels

Un peu plus loin, Jean-Pierre Lamic s'arrête à nouveau. Et offre aux membres de son groupe une tasse de thé, maintenue au chaud dans une bouteille thermos. "Je veux ces moments de convivialité avec les randonneurs dans chacune de mes promenades. Je trouve dommage qu'il soit perdu, regrette là.

Juste en face du groupe se trouve l'un des derniers chalets alpins traditionnels restants. Il date des environs de 1650 … Il a été récemment restauré dans le respect du cahier des charges de la jeune station de Sainte-Foy-Tarentaise: structure en pierre, partie haute en bois et toit en lauze. "Son architecture est typique: ici, le premier niveau a toujours été réservé au bétail, les deux étages supérieurs pour le stockage du foin. Le salon du dernier étage était très étroit" Jean-Pierre Lamic, décidément incollable sur l'histoire et l'architecture locales.

Maison à colonnes, architecture typique de Sainte-Foy

Les raquettes sont faciles à saisir. / P Royer / OT

Les raquettes sont faciles à comprendre. / P Royer / OT

De retour à la gare, un autre bâtiment suscite la curiosité des randonneurs. C'est une maison avec des colonnes. En façade, d'étranges piliers de pierres. Même aujourd'hui, ils supportent une projection de toit très large. Autrefois, le foin y était entreposé. La surface du bâtiment a été augmentée. "Cette technique de construction a été transmise une fois par des maçons piémontais, qui ont traversé le col du Petit-Saint-Bernard, pour offrir leur savoir-faire de ce côté de la barrière alpine", explique Sylvie Gotteland, chargée de projet patrimoine à la Fondation pour l'action culturelle internationale à la montagne (Facim).

Ce type d'architecture est très ancien. Difficile de savoir quand exactement il rentre. "Le toit de cette maison date de 1755 comme l'indique la date gravée sur la poutre faîtière (le plus haut du toit, Ed), il est possible que les murs soient plus vieux. Dans ce cas, ce serait une reconstruction ", nuance Pascale Odin-Guichon, guide de montagne et guide du patrimoine Savoie Mont-Blanc.

Raquettes de Tai Chi

La matinée est passée à toute vitesse. Déjà, la balade avec Jean-Pierre Lamic se termine. Malgré les 4 km de raquettes, les randonneurs sont prêts pour une nouvelle excursion. Cette fois, c'est Caroline De Klerk, moniteur de ski et guide de montagne, qui embarque le petit groupe au cœur de la forêt pour une promenade incomparable. La raquette sur les pieds, mais sans bâtons cette fois-ci, offre une nouvelle approche de cette activité classique, le Xpeo, qui signifie "exprimer le potentiel énergétique d'origine". De taï-chi-chuan, un art martial chinois, "Cette méthode vise, elle dit, faire travailler son corps en utilisant le secteur énergétique et non musculaire. " Elle invite à mettre "Sa conscience dans les extrémités, c'est-à-dire les doigts, le nez et les orteils". Alors, "Le corps se met en mouvement, ce qui provoque une respiration naturelle et une bonne posture", Elle dit. La marche est plus facile car les muscles sont moins stressés grâce à "L'éclaircissement du corps" eu. La marche est rythmée par des étirements, un réalignement du corps et des respirations. Exercices taoïstes.

Caroline De Klerk, le Xpeo est accessible à tous, mais s’intéresse surtout aux athlètes qui souhaitent améliorer l’efficacité de leurs actions. Quant aux patients atteints de la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, ils ressentent, selon elle, un véritable soulagement physique et psychologique. "Cette méthode peut aussi aider ceux qui ont peur des skis à reprendre confiance en eux", ajoute le moniteur.

En raquettes, Sainte-Foy est certainement plus belle à découvrir que les skis, même si les amateurs de sports d'hiver trouveront beaucoup de plaisir sur les 26 pistes de la station. La progression est lente, le temps semble arrêté, tout le monde contemple la nature à volonté. De plus, à la fin de la course, le groupe est unanime: "C'était le meilleur moment pour faire de la raquette!"

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En pratique

Aller. En train jusqu'à Bourg-Saint-Maurice, puis transfert en bus jusqu'à la gare Sainte-Foy (prix: 13,40 €). Res. : www.mobisavoie.fr.

Demander à propos de. Office de tourisme de Sainte-Foy-Tarentaise: 04.79.06.95.19 et sur www.saintefoy.net.

Logement. Il y a quelque chose pour chaque bourse. Chambres d'hôtes chez Michel, La Masure. Rens. : 04.79.06.99.49 et chaletmichel73@gmail.com.
Hôtel-restaurant Le Monal (3 étoiles). Rens. : 04.79.06.90.07 et sur www.le-monal.com.
La station propose également la location de chalets haut de gamme avec des services. Informations à l'office de tourisme.

Restaurer. Le restaurant W, Résidence La Chapelle, Gare Sainte-Foy, www.w-saintefoy.com
Chez Mérie, au Miroir. Un cadre et des plats de qualité. Rens. : 04.79.06.90.16.

Lis. Savoie Mont Blanc, Savoie et Haute-SavoieEd. Partenaire de voyage Michelin, 2017, 11,90 €.

Apolline Merle, à Sainte-Foy-Tarentaise

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