Quel rôle les enfants jouent-ils dans la transmission familiale du COVID-19 ?

L’épidémie mondiale de coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) a entraîné la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) et a fait plus de 6,26 millions de morts. Les ménages représentent un cadre d’exposition à haut risque pour la transmission du SRAS-CoV-2, et le rôle des enfants dans la propagation du virus n’est pas connu.

Une nouvelle étude publiée dans le Journal international des maladies infectieuses examine systématiquement la littérature. Il effectue une méta-analyse pour évaluer la prévalence du COVID-19 pédiatrique dans des groupes de familles, estimer le taux d’attaque secondaire des enfants dans les ménages et comparer la transmissibilité du SRAS-CoV-2 dans différents groupes d’âge.

Étude: Le rôle des enfants dans la transmission familiale de la COVID-19 : une revue systématique et une méta-analyse. Crédit d’image : Halfpoint / Shutterstock

Arrière-plan

À l’échelle mondiale, les gens souffrent toujours de la quatrième vague de la pandémie, provoquée par la variante Omicron du SRAS-CoV-2. Outre la vaccination, briser la chaîne de transmission du virus est un moyen efficace de contrôler l’épidémie. La recherche a montré que le ménage est peut-être le cadre d’exposition le plus à risque et aurait pu contribuer à une forte escalade des cas de COVID-19 même après la politique de distanciation sociale et les fermetures nationales.

Les maladies respiratoires infectieuses telles que la grippe et la rougeole sont souvent transmises des enfants aux adultes, mais on ne sait pas si le SRAS-CoV-2 se transmet de cette façon. Les enfants pourraient être responsables de la propagation continue du virus, étant fréquemment porteurs asymptomatiques. En fait, une transmission accrue par les enfants a été observée avec l’émergence de nouvelles variantes (par exemple, Delta et Omicron). Il est donc essentiel de mieux comprendre le rôle joué par les enfants dans la transmission virale des ménages.

Une nouvelle étude

Les lignes directrices PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses) ont été suivies pour mener cette étude. Deux cas confirmés de COVID-19 ou plus parmi des personnes chez qui le diagnostic de cas s’est produit à moins de 2 semaines d’intervalle ont identifié un groupe de transmission domestique. Les contacts familiaux n’étaient pas les membres de la famille qui vivaient nécessairement ensemble. Au lieu de cela, ils ont été définis comme des contacts étroits qui ont eu un contact non protégé avec le cas index/primaire.

Le taux d’attaque secondaire a été utilisé pour estimer empiriquement la transmissibilité du SRAS-CoV-2. Le nombre de cas secondaires dans les ménages divisé par le nombre total de contacts familiaux a été défini comme le taux d’attaque secondaire (SAR) dans les ménages. Les personnes de moins de 18 ans ont été définies comme des enfants.

Une recherche systématique a été effectuée sur PubMed et EMBASE depuis leur création jusqu’au 20 avril 2022, en utilisant des termes de recherche clés spécifiques et en excluant les documents non primaires et les études de modélisation. Les analyses de cas d’infections pédiatriques domestiques et la méta-analyse sur le SAR étaient les deux parties dans lesquelles les études ont été incluses. 47 et 48 articles ont été inclus pour l’analyse de cas et les méta-analyses, respectivement.

Principales conclusions

Les chercheurs ont observé que les cas d’enfants primaires et secondaires ne constituaient qu’une petite proportion de la transmission des ménages dans les analyses de cas. Des résultats comme celui-ci suggèrent qu’il est peu probable que les enfants soient la principale cause d’infection dans les grappes familiales. Conformément aux méta-analyses précédentes, les scientifiques ont observé une transmissibilité domestique plus faible chez les cas index pédiatriques et les contacts secondaires, par rapport aux adultes. Sur la base de ces résultats, les enfants pourraient être moins sensibles au COVID-19 que les adultes.

Une différence marquée a été trouvée entre les enfants de moins de 10 ans et ceux de plus de 10 ans, et conformément à une autre étude, les scientifiques ont trouvé une transmissibilité plus élevée chez les jeunes enfants. Cependant, en raison du nombre limité d’études, cette différence manquait de puissance statistique, suggérant la nécessité de nouvelles études futures.

Les scientifiques ont estimé que le SAR total des ménages mis en commun pour les enfants index/cas primaires et les cas secondaires était de 0,20 et 0,24. Tant dans les cas de cas index chez les enfants que chez les contacts, une transmissibilité domestique plus faible a été observée par rapport aux adultes. Des analyses de sous-groupes de différentes variantes et périodes ont été effectuées et cela a révélé une augmentation du DAS des ménages chez les enfants (Omicron : 0,56, Alpha : 0,42, Delta : 0,35, Wild : 0,20). De plus, lorsque de nouvelles variantes dominaient, aucune différence significative n’a été trouvée dans le DAS du ménage entre les enfants et les adultes.

Principales limites de l’étude

Un nombre relativement insuffisant et limité d’articles ont été inclus. En raison de cette insuffisance, certains aspects du SAR n’ont pas été bien explorés, notamment les périodes d’incubation et infectieuses. Dans certaines études, la détermination du statut du cas peut être incertaine, en particulier dans les cas index asymptomatiques chez les enfants. De plus, les informations épidémiologiques sont sujettes à des biais car elles ont été autodéclarées. Plus important encore, une importante hétérogénéité inexpliquée constituait un obstacle important lors de l’interprétation des résultats. Les chercheurs ont déclaré que les conclusions qualitatives pourraient être plus fiables que les résultats quantitatifs, ce qui limite la généralisation des résultats.

Conclusion

L’étude actuelle documente que bien que les enfants ne semblent pas être dominants dans la transmission familiale, leur transmissibilité augmentait à mesure que de nouvelles variantes continuaient d’émerger. La recherche et la mise en œuvre de la vaccination chez les enfants sont extrêmement importantes, étant donné les risques de complications graves que pose la COVID-19 pédiatrique.

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