Thursday, February 20, 2020

Quel impact les grèves ont-elles eu sur la qualité de l’air en Île-de-France?

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Depuis le début de la grève contre la réforme des retraites, le 5 décembre, les routes de Paris et de sa région sont particulièrement saturées. Le 6 décembre notamment, en début de soirée, 600 km d’embouteillages, soit le double de la moyenne habituelle, ont été enregistrés en Ile-de-France.

Une augmentation du trafic signifie nécessairement une augmentation des rejets de polluants, tels que le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote, le dioxyde de carbone ou les particules fines. Malgré ses embouteillages, la grève n’a cependant pas fait exploser les relevés d’Airparif.

L’association chargée de mesurer la qualité de l’air dans la région a concentré son étude sur les quinze premiers jours de la grève, lorsque le trafic routier était le plus lourd. Comme le rappelle Charlotte Songeur, ingénieur chez Airparif, “Pour que les niveaux de pollution augmentent, il doit y avoir à la fois une émission élevée de polluants, mais aussi qu’ils ne soient pas dispersés dans l’atmosphère en fonction des conditions météorologiques. Lorsqu’il pleut, par exemple, il lessive les particules et empêche la propagation des matières secondaires polluants » qui ne sont pas émis directement mais se forment lorsque les polluants réagissent dans l’atmosphère.

Les habitants d’Ile-de-France n’ont sans doute pas oublié: durant les premiers jours de grève, c’est sous une pluie battante qu’ils ont dû se rendre au travail, souvent à vélo ou à pied. “Au cours de la première quinzaine de mobilisation, aux heures de pointe du matin, nous avons enregistré + 13% d’émissions de dioxyde d’azote (Nox) et de dioxyde de carbone (CO2). Idem pour les particules PM10 (moins de 10 microns) qui pénètrent dans notre système respiratoire, ” explique Charlotte Songeur. Cependant, nous n’avons pas dépassé le «seuil d’information» pour la pollution par les particules fixé à 50 microgrammes par mètre cube. “Tout cela grâce aux conditions météorologiques (vents et pluies) qui étaient très favorables à la qualité de l’air et ont permis d’atténuer le surplus de polluants. S’il faisait beau, nous aurions fait exploser le compteur “, Elle ajoute.

Problèmes respiratoires et cardiovasculaires

L’ingénieur rappelle cependant que si la qualité de l’air n’était pas trop mauvaise, l’impact sur la planète était réel à cause des pics de CO2, l’un des principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. climat. Ces derniers jours, le trafic a progressivement diminué mais les niveaux de pollution ont eu tendance à augmenter. “En ce moment, nous approchons du seuil de 50 μg / m3 précisément en raison des conditions météorologiques qui se traduisent par un blocage des polluants”, note Charlotte Songeur.

Elle rappelle que les Nox sont des gaz irritants qui peuvent provoquer des problèmes respiratoires et cardiovasculaires: «Si vous êtes exposé à une concentration de 40 μg / m3 chaque jour pendant un an, Nox peut devenir dangereux pour votre santé. En 2018, au moins un million d’Ile-de-France étaient dans ce cas ». Les particules fines provenant du chauffage au bois, des moteurs diesel et de l’industrie peuvent également aggraver des maladies chroniques comme l’asthme. À long terme, ils peuvent favoriser l’apparition de cancers ou de problèmes cardiovasculaires.

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