Que tiennent les vestes jaunes quand ils rencontrent Edouard Philippe?

Reçu par Edouard Philippe Matignon ce vendredi soir, sept porte-parole des vestes jaunes ont rendu un bilan positif après une heure et demi d'échanges avec le Premier ministre, alors qu'un "acte 4" de la mobilisation est attendu samedi. Au cours de la réunion, les porte-parole des gilets jaunes ont évoqué la montée du SMIC, du CSG ou de la fraude fiscale, assurant avoir porté toutes les revendications du mouvement. Ils attendent maintenant que le discours d’Emmanuel Macron ait lieu la semaine prochaine.

"Nous avons vraiment eu un débat, c'était très intéressant, très constructif (…) Nous avons parlé de tout", a assuré Jacline Mouraud, veste jaune du Morbihan. Même histoire avec Benjamin Cauchy, qui a parlé d'un Premier ministre "attentif, sérieux, à l'écoute" et "conscient du sérieux de la situation".

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Le membre des gilets jaunes gratuits assuré avoir approché avec Edouard Philippe "l'ensemble des réclamations que nous avons fait porter depuis plusieurs semaines", de la CSG à la planification par voie des pensions d'invalidité et des proportionnelles aux élections législatives: "Nous avons tout mis sur la table, nous avons surtout assuré que le temps était sérieux et qu'il était urgent d'agir", a-t-il assuré avant de tempérer: "Nous n'avons pas le sentiment d'avoir fait un grand pas mais nous avons eu la volonté de regarder aux yeux de l’un des deux grands noms du pouvoir exécutif ".

"Emmanuel Macron doit enfin être notre président du tout"

Les gilets jaunes attendent maintenant la parole du président de la République, qui n’a parlé qu’une seule fois depuis le début de la crise: "Nous sommes pressés, il est impératif que le président tienne compte de ce que nous avons été tracé et nous verrons le résultat la semaine prochaine, a déclaré Jacline Mouraud.

"J'espère que nous assisterons à des gestes d'apaisement. Il faut qu'Emmanuel Macron soit enfin notre président à tous. La balle est dans son camp, nous avons fait notre travail", a-t-elle ajouté.

Pour Benjamin Cauchy, cette rencontre devrait permettre à Edouard Philippe de retracer les griefs des gilets jaunes jusqu'au Président de la République, qui doit prendre ses responsabilités: "Il suffit de parler de l'étranger ou d'un porte-avions. Des formules technocratiques suffisent, il doit parler concrètement et rapidement ", at-il dit.

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