Prix des carburants. L’aide en faveur des pêcheurs prolongée jusqu’au 30 septembre

L’aide financière accordée début avril aux pêcheurs face à la flambée des prix de l’énergie et après un mouvement de protestation sera prolongée jusqu’au 30 septembre, a annoncé vendredi le secrétaire d’État à la Mer, Hervé Berville, en visite à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le premier port de pêche français.

Depuis quatre mois, tous les acteurs de la filière reçoivent, en plus de la remise de 15 centimes par litre de carburant accordée aux Français, une ristourne supplémentaire de 20 centimes. Celle-ci devait s’arrêter fin juillet mais le gouvernement a obtenu le feu vert de la Commission européenne pour sa prolongation. Théoriquement, un Etat européen ne peut accorder que 65 000 euros d’aide exceptionnelle par entreprise de pêche. Ce plafond va passer à 105 000 euros, ce qui rend possible la prolongation de la remise carburant jusqu’à fin septembre.

« Plutôt satisfaits », les pêcheurs demandent « des solutions à long terme »

Avec ce dispositif « l’État s’engage fortement avec plus de 18 millions d’euros qui viennent s’ajouter au plus de 25 millions d’euros qui ont été engagés au cours des dernier mois », a commenté Hervé Berville. Le secrétaire d’Etat, nommé le mois dernier, a souligné que ce choix de « défendre le modèle de pêche français » n’était pas celui fait par « d’autres pays qui ont préféré laisser les bateaux à quai parce qu’ils ont un modèle social » différent.

« On est plutôt satisfaits » de la prolongation des aides, mais « on ne peut pas se contenter de perfusions à chaque fois qu’il y a des hausses de carburant », a commenté Olivier Leprêtre, président du comité des pêches des Hauts-de-France. « Nous voulons des solutions à long terme, c’est-à-dire une répercussion de la hausse du carburant sur le prix des poissons et au final sur le consommateur », a-t-il poursuivi.

Le conflit avec Londres presque résolu

Hervé Berville a assuré qu’il ne restait plus que « quatre licences » de pêche post-Brexit – permettant aux pêcheurs français de pêcher dans les eaux britanniques – à délivrer. « On ne va rien lâcher sur le sujet », qui a alimenté des tensions entre Londres et Paris au printemps, a-t-il assuré.

En novembre, la ministre de la Mer Annick Girardin avait évoqué l’indemnisation des pêcheurs qui n’obtiendraient pas leur licence – une centaine au total demandée aux Britanniques – avec des « plans de sortie de flotte ».

Le secrétaire d’État a indiqué adopter une approche « différente » en la matière. « Le seul plan que je souhaite développer avec les acteurs c’est un plan de modernisation, d’investissement dans la flotte », qui est « vieillissante, qui n’est plus autant à la pointe qu’elle pouvait l’être il y a 20, 30 ans ».

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