nouvelles (1)

Newsletter

Présidentielle. Pourquoi Emmanuel Macron change de stratégie pour le second tour

« Je n’ai jamais peur, je vais au combat. » À Denain (Nord), petite ville de 20 000 habitants près de Valenciennes, Emmanuel Macron est venu rencontrer des Français qui ont mal à leur pouvoir d’achat et n’ont pas voté pour lui.

Suivez l’actualité de la campagne : DIRECT. Présidentielle : à Denain, Emmanuel Macron se dit prêt à « compléter » son projet

Un terrain « accidenté » pour montrer sa volonté de convaincre. Denain a placé Marine Le Pen en tête du premier tour de l’élection présidentielle (41,67 %) dimanche 10 avril. En second, Jean-Luc Mélenchon a obtenu 28,57 % des voix des électeurs denaisiens. Le président sortant est arrivé troisième, loin derrière, avec 14,57 %.

« Il n’y a plus de front républicain »

Accusé de ne pas débattre, de ne pas faire campagne avant le premier tour, Emmanuel Macron, est certes arrivé en tête dimanche au niveau national, mais l’écart est moindre qu’en 2017 avec Marine Le Pentalonnée par Jean-Luc Mélenchon. Deux candidats poussés par la colère de nombreux Français.

Or, lucide, Emmanuel Macron constate, « il n’y a plus de front républicain ». Sous-entendu, pas sûr que l’épouvantail de l’extrême droite suffise à attirer à lui les votes des électeurs qui ne l’ont pas choisi au premier tour. D’où la nécessité de quitter la posture de Président pour enfiler le costume de candidat et entrer pleinement en campagne. « Je veux essayer de convaincre les gens de faire avec moi », dit Emmanuel Macron qui veut « expliquer » sa méthode « qui n’est pas celle d’il y a cinq ans » et se dit prêt à « enrichir » son projet.

Prendre le temps de répondre

« J’ai fait campagne plus tard », a reconnu Emmanuel Macron devant une forêt de micros et de caméras. Il pointe « la guerre en Ukraine » qui l’a empêché de lancer sa campagne « quand je voulais ». Aussi, regrette-t-il, il n’a pas pu expliquer ses mesures « Caricaturés ». Alors, ce lundi à Denain, il prend le temps. De répondre aux questions des habitants sur le pouvoir d’achat, aux journalistes sur la stratégie politique de l’entre-deux-tours.

« Être au contact du terrain »

Et pour cela, « écouter », « être au contact du terrain ». Ce lundi dans le Nord, mardi dans l’Est, et sans doute ailleurs jeudi avant un meeting en plein air à Marseille le week-end prochain. La campagne qu’il n’a pas faite jusque-là a commencé.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

ADVERTISEMENT