Pourquoi un siège social aux Pays-Bas?

0
30

Parmi les questions soulevées par le mariage entre PSA et Fiat-Chrysler, il en reste encore une: le nom du futur 4ème constructeur automobile mondial. Quant à l'emplacement du siège de la nouvelle entité, il peut s'expliquer par quatre raisons.

Le siège du futur groupe sera situé aux Pays-Bas. Cette décision a été officialisée le jeudi 31 octobre 2019, en même temps que l'annonce de la fusion. Pourquoi ce choix?

Parce que c’est un pays "neutre"

C'est l'argument du gouvernement: le siège ne pourrait pas s'installer en France, pays PSA; en Italie, celle de Fiat; ou aux États-Unis, pays d'origine de Chrysler. De plus, selon Bruno Le Maire, la question est "pas encore décidéToutefois, la mention d’un siège social aux Pays-Bas figure bien dans le communiqué conjoint rendu public par les deux groupes.

Parce que les grands quartiers généraux sont déjà nombreux

Le holding familial de la famille Agnelli, fondateur de Fiat et futur actionnaire de référence du nouveau groupe, est déjà installé à Amsterdam depuis 2014. Le choix des Pays-Bas était justifié à l'époque par "les besoins et les opportunités résultant de la création de un grand groupe automobile mondial ".
Un autre géant de l'industrie automobile y est également basé: Renault-Nissan BV (RNBV), qui représente juridiquement l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Et l’entourage du ministre de l’Économie souligne qu’Airbus a également installé son siège social aux Pays-Bas.

Parce que la législation fiscale attire les multinationales

Le système fiscal néerlandais permet une optimisation fiscale légale: les multinationales peuvent déclarer des pertes à l'étranger quand cela leur convient le mieux. Ces pertes sont ensuite déduites de leurs revenus. Les bénéfices réalisés au-delà des frontières ne sont pas inclus dans le calcul. En conséquence, des géants tels que Philips, Airbus et Shell, qui réalisent environ un milliard d'euros de bénéfices chaque année aux Pays-Bas, ne paient pratiquement aucun impôt sur les sociétés.

Parce que la réglementation française s'est durcie

Bercy a fait de la lutte contre l'optimisation fiscale et la taxation de Gafa son cheval de bataille. Et fait voter un texte, dans le cadre du dernier projet de loi de finances, qui stipule que les patrons doivent être domiciliés en France et payer ainsi leurs impôts à partir de 250 000 euros de chiffre d'affaires.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.