Coup de théâtre chez OpenAI : Le nouveau chef de l’énergie est un fervent défenseur du gaz naturel et lié à des figures controversées du déni climatique
Washington D.C. – Un vent de polémique souffle sur OpenAI, le géant de l’intelligence artificielle, avec la nomination de John McCarrick au poste de responsable de ses stratégies énergétiques. Des révélations récentes mettent en lumière les liens étroits de McCarrick avec l’industrie du gaz naturel et son association avec des personnalités connues pour leur scepticisme, voire leur négation, du changement climatique.
L’affaire prend une dimension particulièrement sensible alors que le débat sur la transition énergétique s’intensifie et que l’IA est de plus en plus gourmande en énergie.OpenAI, dont les centres de données nécessitent des quantités massives d’électricité, se retrouve sous les feux de la rampe.
Selon des informations recoupées, McCarrick est un conférencier régulier au Forum nord-américain du gaz, un événement majeur pour l’industrie. Cette affiliation soulève des questions sur l’indépendance de ses décisions concernant l’approvisionnement énergétique d’OpenAI.
Mais les controverses ne s’arrêtent pas là. L’influence de figures comme Peter Thiel, co-fondateur de PayPal et PDG de Palantir, et Sam Altman, PDG d’OpenAI, est également mise en évidence. Thiel, connu pour ses déclarations négationnistes du climat – qualifiant la science du climat de “fausse science” et Greta Thunberg d'”anti-Christ” – est un donateur de longue date de l’ancien président Donald trump.
Altman, quant à lui, a apporté un soutien financier à Michael Shellenberger, un candidat au poste de gouverneur de californie qui nie la gravité du changement climatique. Shellenberger a notamment affirmé que les humains ne sont pas à l’origine d’une sixième extinction de masse et que le changement climatique n’aggrave pas les catastrophes naturelles.
Ces liens interrogent la cohérence de la stratégie énergétique d’OpenAI.Altman avait par ailleurs exprimé en 2015 son optimisme quant à l’énergie atomique, affirmant que le 22e siècle serait “le siècle de l’énergie atomique”, tout en exprimant des doutes sur les sources d’énergie du 21e siècle.
Un contexte plus large : l’IA et la crise énergétique
La consommation énergétique de l’intelligence artificielle est un sujet de préoccupation croissant. L’entraînement de modèles d’IA complexes, comme ceux développés par OpenAI, nécessite des quantités considérables d’électricité, souvent produite à partir de sources fossiles.
La question de l’approvisionnement énergétique d’OpenAI est donc cruciale. Le choix du gaz naturel, défendu par McCarrick, est perçu par de nombreux experts comme un pas en arrière dans la lutte contre le changement climatique. Bien que moins polluant que le charbon ou le pétrole, le gaz naturel reste une source d’énergie fossile qui contribue aux émissions de gaz à effet de serre.
Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontées les entreprises technologiques dans leur transition vers une énergie plus propre.La pression pour réduire l’empreinte carbone s’intensifie, mais les intérêts économiques et les liens avec des industries controversées peuvent entraver les progrès.
L’avenir énergétique d’OpenAI, et par extension, l’impact environnemental de l’IA, sont désormais au center d’un débat public crucial. La nomination de John McCarrick et les révélations sur les liens de l’entreprise avec des figures du déni climatique soulèvent des questions fondamentales sur la responsabilité sociale des géants de la technologie.
