Old Plows: une 27e édition "colossale"

Old Plows: une 27e édition "colossale"

Pendant quatre jours, une édition "colossale", non seulement par la qualité des artistes mais aussi par l'expansion et l'amélioration du site, avec "50% de terrain de jeu supplémentaire pour les festivaliers", explique Jérôme Tréhorel, directeur de la manifestation.
Les tailles Depeche Mode et GorillazUn certain nombre de succès, les "tailles" Depeche Mode ou Gorillaz. Depeche Mode, "ce fut un moment historique pour le festival d'avoir ce groupe mythique et mondial" et cela s'est traduit par "une grande communion avec le public", a déclaré Tréhorel. Un peu la même chose avec le groupe britannique Gorillaz, emporté par "le tsunami Old Plows". "Ils nous ont dit que c'était l'un des plus grands concerts de leur vie", a-t-il dit.
https://videos.francetv.fr/video/NI_1268891@Culture
Les jeunes tournent Leska et SaroParmi les artistes émergents ou les jeunes pousses, Jérôme Tréhoral cite pour la première fois les deux lauréats des "Label Ploughs", sélectionnés au cours de l'année parmi un groupe de jeunes formations: Leska (electro) et Saro (Beatbox Loopstation) " J'ai donné de magnifiques concerts devant un large public ", dit-il. Environ la moitié des artistes programmés aux Vieilles Charrues sont encore "en développement", se souvient Jean-Jacques Toux, programmeur. Parmi eux, la chanteuse belge Angèle, le groupe français Therapie Taxi, oscillant entre rock et électro ou le rappeur parisien Lomepal. Il n'est pas toujours facile, quand la programmation est faite en automne, de parier sur un jeune groupe ou musicien pour l'été suivant: "Quelqu'un comme Eddy de Pretto, par exemple, en septembre dernier, on n'en parlait pas beaucoup, »note Jérôme Tréhorel à propos de ce jeune artiste aux paroles souvent amères, prévu pour dimanche soir.
https://videos.francetv.fr/video/NI_1269143@Culture
"Réduire le risque financier" "Notre festival doit trouver une solution pour réduire le risque financier", a déclaré Jean-Luc Martin, président du festival, lors d'une conférence de presse. "Il y a (l'équivalent de) un stade en France à Carhaix, nous pouvons accueillir des manifestations en dehors de juillet", a-t-il dit, rappelant que chaque soir, la plaine de Kerampuilh accueillait environ 70 000 personnes. Géré par un organisme sans but lucratif et comptant sur un réseau de 7 000 bénévoles, le festival doit vendre 205 000 billets pour atteindre l'équilibre. La vente fournit 80% de son budget, les 20% restants provenant de partenaires ou de mécènes. «Le modèle économique de la charrue devient une exception dans un secteur en pleine transformation entre la concentration de l'environnement et la concurrence croissante», explique Jérôme Tréhorel. Mais, dit-il, "cette réduction du risque ne se fera pas au détriment du budget artistique, il s'agira d'abaisser le coût de production en perpétuant certaines installations (fermeture, entrées, réseaux divers …)", tous "préserver notre spécificité et notre indépendance". Cette réduction des coûts pourrait passer par un contrôle du terrain, actuellement loué, «soit par l'achat de terrains soit par des baux de longue durée», a déclaré Jean-Luc Martin. Un autre chemin à explorer: un mariage possible avec de «grosses boîtes de production» pour «faire de la coproduction et réduire les coûts». La visite de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, qui les a assurés de son soutien et a qualifié les Vieilles Charrues «d'exemplaires», a mis un baume au cœur des organisateurs. Lors de la dernière soirée de dimanche sur la grande scène, il y avait Véronique Sanson, Robert Plant, mythique chanteur de Led Zeppelin, Orelsan et le Britannique Fatboy Slim pour son seul concert en France.

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