Nilvange. Le voleur de voiture compte désormais 281 mois de prison

Les jours qui passent et qui se ressemblent dans une geôle, ce père de famille natif de Metz les connaît trop bien. Avant cette énième présentation devant un juge, ce jeudi 20 à Thionville, le trentenaire totalisait 257 mois de prison. Soit 21 ans derrière les barreaux, évidemment pas tous purgés dans leur intégralité, mais quand même. Violences, stupéfiants, vols, dégradations, conduite sans permis et sous l’empire de l’alcool… Le prévenu jugé cette fois pour des faits de vol de voiture, sans permis, le tout ivre, avec un refus d’obtempérer en récidive légale, à Nilvange , pressent comme son avocate que la clémence de la juridiction ne sera pas à l’ordre du jour.

Ajoutez à ce tableau, le jour de son procès, sa tendance à minimiser un tantinet trop les conséquences de son comportement le soir où il roulait à vive allure pour échapper aux policiers. Et voilà les effets de sa défense réduits comme peau de chagrin.

D’emblée, le président Alexandre Gantois ferraille avec le Mondelangeois. « Ce soir-là, un couple chez qui vous avez tenté de voler à Hayange vous surprend et appelle la police. Vous vous rendez ensuite à Algrange, où vous volez un véhicule Jeep. Les forces de l’ordre vous prennent en chasse. Vous roulez vite, très alcoolisé ; vous perdez le contrôle de la voiture à Nilvange, et finissez sur le toit, après avoir enfoncé un muret et fauché du mobilier urbain. Vous rendez-vous compte de la dangerosité de votre comportement ? »

« Je bois pas tout le temps mais quand je bois, je bois beaucoup »

Réponse de l’intéressé : « Je bois pas tout le temps mais quand je bois, je bois beaucoup. Ce soir-là, je n’ai pas entendu les sirènes mais je voyais les gyrophares. Je reconnais le délit de fuite […] Je n’ai pas fait de mort, et j’ai failli y rester ! »

Les parties civiles s’agitent sur les bancs de la salle. Du haut de son siège, le représentant du ministère public fulmine. Le parquetier Ludovic Louet réclame à l’encontre du multirécidiviste 24 mois de prison avec mandat de dépôt, l’interdiction de conduire durant un an assortie de la condition d’équiper un véhicule d’un système antidémarrage et 100 € d’amende contraventionnelle.

Le tribunal a suivi. Une audience sur intérêts civils à venir statuera sur le montant des préjudices des victimes.

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