"Ne touchez pas mon TGV", pétition de la région du Grand Est qui joue la carte de l'opinion contre la SNCF

"Ne touchez pas mon TGV", pétition de la région du Grand Est qui joue la carte de l'opinion contre la SNCF

Quelques heures après le lancement de la pétition "Ne touchez pas mon TGV" et déjà 1.840 signatures dimanche à 21h. Il y a fort à parier qu'il y aura beaucoup plus dans les prochains jours pour soutenir la cause qui défend la région du Grand Est. L'approche est surprenante et peut révéler l'impuissance des élus locaux face à la grosse machine SNCF.

Les élus du département, tous côtés confondus qui ont déjà écrit au Premier ministre, au ministre des Transports et au PDG de la SNCF, pour exprimer leur colère, veulent croire car les enjeux sont élevés, il ne s'agit pas de faire de la Lorraine , un «rail de cul-de-sac», dénoncé par le sénateur Meurthe-et-Moselle Olivier Jaquin. C'est en effet le risque puisque la SNCF prévoit en 2019 de retirer les liaisons au Sud de Nancy et propose plutôt de transiter par les voyageurs via Marne-la-Vallée pour se rendre au Sud ou partir de Metz ou Strasbourg où les services vers la Méditerranée sont maintenus.

Il y a la qualité du service TGV dans l'Est de la France, Laurent Hénart, Maire de Nancy

"Hors de question", explique Laurent Hénart, maire de Nancy "Si nous ne réagissons pas violemment en juillet puis en septembre, les choses nous seront imposées comme s'il s'agissait de preuves techniques, et bien je ne le pense pas. C'est la preuve technique de passer par Paris ou Strasbourg pour se rendre au Sud, pas seulement l'attractivité du sud de la Lorraine, mais aussi la qualité du service TGV de toute l'Est de la France ».

L'ouverture vers le Sud est vitale pour Nancy et le Sud de la Lorraine: non à la suppression de TGV Nancy-Nice et Nancy-Toulouse! https://t.co/pYEUlyGFgB- David Valencia (@david_valence) 8 juillet 2018

Les services de Strasbourg pourraient être diminués
La SNCF pourrait également annuler un aller-retour Strasbourg-Lyon et un aller-retour Strasbourg-Marseille par semaine. "En tant qu'Elus de Strasbourg et conseiller régional, je m'attends à ce que les engagements ferroviaires pris soient respectés", insiste Pernelle Richardot, socialiste élue dans la région du Grand Est.

Nous voulons que tout le monde dise "Ne touchez pas mon TGV", Valérie Debord, vice-présidente de la région Grand Est

Et pour mieux soutenir la colère des élus locaux, la région du Grand Est a proposé dimanche une campagne publicitaire dans tous les quotidiens régionaux avec le slogan "le TGV n'est pas le jouet de la SNCF" avec pour objectif d'impliquer l'opinion publique lutter avec l'entreprise ferroviaire. Une approche qui justifie Valérie Debord, élue Nancy et vice-présidente de la région «nous voulons que tout le monde dise Ne touchez pas mon TGV, que ce soit des universitaires, des étudiants, des athlètes ou toute personne utilisant le TGV comme moyen. Partir en vacances et surtout au Sud, ils doivent comprendre qu'avec ce que nous préparons la SNCF, ce ne sera pas possible demain ".

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