Manifestations de "gilets jaunes" à Paris: affrontements, détentions et gaz lacrymogène

Nouvelles manifestations à l'Arc de Triomphe: des centaines de personnes interpelléesIllustrations des titulaires de droits
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Nouvelles manifestations à l'Arc de Triomphe: des centaines de personnes interpellées

En France, les manifestations antigouvernementales, qui se sont poursuivies pour le quatrième week-end consécutif, ont à nouveau viré à la violence, en dépit de mesures de sécurité sans précédent. Des affrontements ont eu lieu à Paris, plus de 200 personnes ont été arrêtées, la police a utilisé plusieurs fois le gaz lacrymogène contre la foule.

Dans tout le pays, près de 90 000 policiers et militaires ont été conduits dans les rues.

À Paris, dans le centre de la ville, environ 5 000 manifestants se sont rassemblés samedi matin, 8 000 policiers et 12 véhicules blindés ont été emmenés dans les rues. Plus de 200 personnes arrêtées.

Les premières manifestations ont eu lieu dans le cadre de l'augmentation prévue des taxes d'accise sur le carburant, mais le mouvement des "gilets jaunes", selon les représentants des autorités, s'est radicalisé sous l'influence d'éléments extrémistes.

La semaine dernière, des centaines de participants à des affrontements de rue à Paris ont été arrêtés – certains d'entre eux ont été les plus durs depuis de nombreuses décennies. Des dizaines de personnes ont été blessées.

Que se passe-t-il à Paris maintenant?

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Les manifestants sont dispersés avec du gaz lacrymogène.

Environ 5 000 manifestants se sont rassemblés sur les Champs-Élysées, où ils ont tenté d'organiser une marche de protestation. Les manifestants ont été arrêtés par des cordons de police.

La police aurait appliqué une nouvelle formule de gaz lacrymogène contre eux, qui agit plus fort que le gaz lacrymogène utilisé auparavant. Selon certains rapports, il s'agit de phosgène.

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Le journaliste du journal Le Monde, Alin Leclerc, a déclaré que la police était en train de fouiller les sacs à dos et les sacs de personnes rassemblées sur la place, confisquant casques et lunettes de protection.

Selon elle, la plupart des manifestants sont des hommes âgés de 20 à 40 ans, car les femmes et les hommes âgés ne sont pas descendus dans la rue par crainte de la violence.

La police et les forces de sécurité cherchent à empêcher la répétition des événements de la semaine passée à Paris, lorsque l'Arc de Triomphe a été endommagé, la police a attaqué les rues de la capitale et incendié des voitures.

Un manifestation monarchique à Paris a donné naissance à un monstre, a déclaré le ministre français de l'Intérieur, Christoph Castagnier.

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Il a averti que samedi, des éléments radicaux pourraient rejoindre le mouvement des "gilets jaunes".

Selon le ministre, la "tolérance zéro" sera appliquée aux manifestants.

Les voitures de police blindées ne sont plus utilisées à Paris depuis 2005, lorsque des manifestations ont éclaté dans les quartiers pauvres de la capitale.

Le gouvernement a déjà accepté de geler le prix du carburant, la hausse des droits de douane ayant été à l'origine des manifestations. Néanmoins, la manifestation a pris de l'ampleur et de nouveaux militants ont maintenant été ajoutés aux demandes antérieures des militants.

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Que dit le gouvernement?

Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a déclaré à l'agence de presse AFP que les autorités se préparaient à de graves troubles.

Dans une interview accordée à TF1, le Premier ministre Edouard Philip a déclaré que des forces de police étaient déployées à Paris, notamment 8 000 policiers et des dizaines de véhicules blindés.

Répétant l'appel au calme, Edouard Philip a ajouté: "Nous traitons avec des personnes dont le but n'est pas de manifester, mais des troubles, et nous n'allons pas leur permettre de mener à bien leurs projets."

Un peu plus tôt, le Premier ministre avait clairement indiqué qu'il était prêt à accorder de nouvelles concessions aux manifestants, affirmant au Sénat que le gouvernement était disposé à débattre de questions d'assistance aux travailleurs les moins payés.

Manifestations de la semaine dernière

Jeudi, des jeunes sont descendus dans la rue pour protester contre les réformes de l'éducation. Plus de 140 personnes ont été arrêtées lors de manifestations dans une école de la ville de Mantes-la-Joly, qui se sont soldées par des affrontements avec la police.

Les membres du mouvement "Yellow Jackets", correspondant de la BBC à Paris, font état d'un mécontentement grandissant concernant la politique économique du gouvernement chez les pauvres.

Un sondage effectué vendredi a montré une légère baisse de l’appui du public à ce mouvement radical, mais 66% des sondés l’ont soutenu.

Le Premier ministre Edward Philip a rencontré vendredi des représentants du mouvement dans le but d'entamer un dialogue. Les sept participants rencontrés avec le Premier ministre sont des membres modérés du mouvement. Ils ont appelé les manifestants à ne pas se rendre à Paris.

Le président Macron va parler aux gens au début de la semaine prochaine, mais sa cote de popularité a chuté de façon spectaculaire. Vendredi, le président s'est rendu à la caserne de la police dans la banlieue de Paris pour manifester son soutien aux forces de l'ordre.

Auparavant, le gouvernement avait annoncé qu'il renonçait à son intention d'introduire de nouveaux accises impopulaires dans le nouveau budget et avait gelé les prix de l'électricité et du gaz en 2019.

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