Macron veut une grande clarification au niveau européen

Emmanuel Macron a souhaité aujourd'hui que les élections européennes de mai 2019 soient une bataille historique pour l'avenir de l'Union européenne et permettent une grande clarification entre ceux qui veulent le faire progresser et ceux qui veulent le défaire. Le président français a pris la parole après un sommet informel de l’UE à Salzbourg (Autriche), où les Vingt-Huit ont tenté d’atténuer les fortes tensions de ces derniers mois en matière de migration et de faire progresser les négociations sur le Brexit.

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Après la crise économique et financière qui a frappé la zone euro et la crise politique liée aux migrations, "l'Europe risque aujourd'hui de multiples divisions pour différentes raisons, chaque fois avec la même ligne: le refus d'une solidarité suffisante". "La crise que connaît l'Europe depuis 10 ans est une crise existentielle, la capacité de savoir si le projet politique mené par les pères fondateurs, qui consistait à combiner les intérêts nationaux pour définir quelque chose de plus grand, peut toujours prévaloir" ajoutée. En réponse affirmative, Emmanuel Macron, qui cherche des alliés pour former une force au Parlement européen, a jugé que "c'est la bataille que tous les progressistes en Europe, que tous les démocrates doivent mener".

Il a encore une fois nommé ses opposants sans mentionner le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, qui a refusé d’accueillir des réfugiés ou des partisans du Brexit. Il a fustigé "ceux qui m'expliquent: moi (…) j'aime l'Europe quand ça me donne de l'argent, quand cela permet la prospérité à mon peuple, quand cela permet à mes travailleurs de mieux gagner leur vie dans les pays voisins. migrant célibataire, (…) pas un seul réfugié ".

"A un moment donné, le règlement se fera simplement (…), les pays qui ne veulent plus de Frontex (l'agence responsable des frontières extérieures de l'UE, de l'Ed) ou de la solidarité, ils quitteront Schengen", a poursuivi Emmanuel Macron "Les pays qui ne veulent pas plus d'Europe, ils ne toucheront plus aux fonds structurels et il est donc nécessaire que le printemps prochain nous ayons cette discussion en vérité." "C'est un combat historique, ce n'est pas une élection comme les autres", a déclaré le président français.

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