"Ma colère est ma veste jaune, sauf que ma colère ne passe pas les barrages"

9h, Place de la Bastille. Les vestes jaunes ne sont que quelques centaines, divisées en petits groupes. Les résidents promènent leurs chiens, la circulation n'a pas été réduite, les boulevards sont gênés par les barrages routiers de la police. Les gilets jaunes semblent hésiter. Rester? Aller ? Mais où aller? Un petit groupe décide de faire le tour de la place pour empêcher les voitures de passer. Une femme dans la quarantaine élève la voix, elle porte un gilet jaune traversée par un "La vache à lait n'est pas Bibi! Macron démissionne." , sauf que ma colère ne dépasse pas les barrages. Nous devons l'enlever, nous serons comme des touristes. "
"2,6 kilomètres, 38 minutes"
En fait, la police ne bloque pas ceux qui veulent partir. Les gilets jaunes de la Bastille partent. Ils veulent rejoindre la Concorde, puis les Champs-Élysées. "2,6 kilomètres", a déclaré un jeune homme. Cela fait 38 minutes. "La petite foule s'étire, elle bouge un peu au hasard. Elle s'enfonce dans les allées du Marais. Le voyage n'était pas prévu, les commerçants sortent à leur porte, inquiets, réticents à baisser leur rideau de fer. du Centre Georges Pompidou, celui des Halles. Ils chantent "Paris debout! Se lever! "
Au Palais Royal, des policiers à cheval les attendent. La rue est barrée. "Castaner a les moyens, ce gros bâtard", a déclaré un jeune homme. C'est un barrage filtrant. Des masques et des lunettes de natation pour se protéger des gaz lacrymogènes, tout ce qui pourrait servir de projectile, sont confisqués.
Les infirmières rejoignent les manifestants
Les gilets jaunes de la Bastille continuent d'avancer. Les rues qui mènent à l'Elysée sont bloquées par des grilles métalliques maintenues par des camions. Un groupe d'infirmières s'est joint aux manifestants. Ils ont une grande bannière "LES HOSPITALIER.ERES SONT EN FIN DE SOUFFLE" et portent des cotons de coton géants.
Les Champs-Élysées apparaissent après deux heures de marche. Les gilets jaunes de la Bastille rejoignent la foule. Ils montent l'avenue et descendent avec la fumée de gaz lacrymogène de la place de l'Étoile. L'ambiance est morose. Les slogans sont rares et se limitent à "démission de Macron" ou "Macron en prison". Les Marseillaises ont plus de succès. Les policiers en civil sont partout, certains ont enfilé des gilets jaunes qui viennent d'être dévoilés.

Luc Mathieu

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