Lozère: prison suspendue pour un éleveur qui avait blessé un gendarme

Le tribunal correctionnel de Lozère a été condamné à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 1 500 euros par le tribunal pénal de Mende pour avoir blessé un policier avec un tracteur en juillet. Hervé Sapet, qui était absent lors de l'annonce du jugement hier, s'est également vu imposer cinq ans d'interdiction de possession d'armes. Six mois de prison avec sursis ont été nécessaires le 4 septembre contre l’éleveur et le syndicaliste. "LIRE AUSSI – Le loup de retour au Béarn" Le syndicalisme ne permet pas tout "et" ne mérite pas de mettre en danger la vie d'un gendarme ", a déclaré dans son acte d'accusation le procureur de la République de Mende Xavier Sicot, qui avait également demandé l'interdiction de se rendre dans la ville de Saint-Léger-de-Peyre, où se trouve le parc à loups devant lequel l'incident et l'interdiction de posséder une arme pendant cinq ans. "Je comprends les problèmes du loup et des troupeaux, mais ce n'est pas le débat aujourd'hui", a ajouté le magistrat, soulignant que la question de "l'intentionnalité" du geste était débattue devant le tribunal. tribunal correctionnel qui a jugé M. Sapet pour "violence armée sur un responsable de l'autorité publique" .Hervé Sapet, un éleveur de bétail de 43 ans, a été accusé d'avoir blessé un gendarme (qui avait un jour d'ITT) en train d'essayer forcer la barrière d'entrée du parc aux loups sur un tracteur le 23 juillet, lors d'une manifestation hostile aux espèces protégées. M. Sapet était dans un état de récidive juridique, puisqu'il avait déjà été condamné en février 2016 à un mois de prison avec sursis et à une amende de 300 euros pour avoir participé en novembre 2015 au saccage des locaux de l'Association Lozérienne pour la étude et protection de l'environnement (Alepe), qui défend les loups.Pour la défense, Me Aurélien Vergani avait plaidé la libération, estimant que les faits allégués n'étaient pas établis. Hervé Sapet a assuré à l'AFP qu'il souhaitait simplement bloquer l'entrée du parc animalier et ne pas forcer l'entrée, en parlant d'un "accident". La présence et la protection du loup en Lozère sont contestées par de nombreux agriculteurs, notamment des éleveurs de moutons. d'attaques de troupeaux mortelles. Le parc aux loups, qui avait échappé à certains prédateurs en mars 2016 à la suite d'un acte de vandalisme, cristallise régulièrement les tensions autour de cet animal en Lozère.

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