L'OMS recommande le moins de tests possible pour les enfants de moins de 5 ans

0
52

L’Organisation mondiale de la santé recommande l’interdiction des écrans pour les enfants de moins de 2 ans et la limitation de leur utilisation de 2 à 5 ans à une heure par jour.

Moins d'écrans, plus de moments pour jouer et bouger. C'est ce que préconise l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les jeunes enfants dans ses nouvelles recommandations publiées le 24 avril. Sur la base de l'analyse de données scientifiques, l'Agence de la santé a fixé des objectifs pour l'activité physique, l'exposition au écran et le sommeil des enfants de moins de 5 ans de l'âge. L'intérêt: "aider à construire de bonnes habitudes dès l'enfance" déclare l'OMS dans un communiqué. Un défi majeur, à l'heure où la part des jeunes enfants en surpoids ou obèses dépasse désormais les 30%.

Les experts recommandent d’abord de minimiser le temps passé devant un écran, assis sur un siège, une poussette ou attaché à l’arrière. Les activités sédentaires, où l'enfant est assis pendant longtemps, devraient être évitées "autant que possible" et, idéalement, ne devraient pas durer plus d'une heure de suite. En parallèle, l'OMS recommande plusieurs périodes d'activité physique par jour, dont la durée augmente avec l'âge. Pour les enfants de moins d'un an, l'OMS recommande, par exemple, des tapis de jeu interactifs. Les enfants qui ne savent pas encore comment se déplacer doivent rester au moins 30 minutes sur le ventre. Ces temps d'activité augmentent jusqu'à 3 heures par jour pour ceux âgés de 1 à 4 ans, y compris au moins une heure intensive à partir de 3 ans.

»LIRE AUSSI – Pas de dépistage avant trois ans: un problème de santé pour Agnès Buzyn

»VOIR AUSSI – Enfants et écrans: quels sont les risques?

Enfants et écrans: quels sont les risques? – Regarder sur Figaro Live

Pas d'écrans avant deux ans

Pendant les périodes d'inactivité de l'enfant, l'Agence recommande aux adultes de dialoguer avec lui: chanter, jouer à des jeux, lire des histoires … "Lire un livre à un enfant aide à développer son vocabulaire", explique Grégoire Borst, directeur du laboratoire de psychologie pour le développement et éducation des enfants à l'Université Paris Descartes. "C’est l’un des facteurs les plus prédictifs de ses futures capacités de lecture." Le chercheur considère également que jouer est important pour l'adaptation socioémotionnelle. "Les jeux permettent à l'enfant de développer de nombreuses compétences telles que l'apprentissage des règles", explique-t-il.

Au contraire, devant un écran, l'enfant est plus souvent passif. Non seulement les écrans renforcent le style de vie sédentaire, mais ils réveillent la faim et ont un impact négatif sur le sommeil. L'OMS recommande donc aux parents de définir une durée d'utilisation maximale d'une heure à partir de 2 ans et d'interdire tout dépistage avant cet âge. Cependant, il n’existe aucune preuve scientifique que le dépistage gêne le développement de la petite enfance.

Le cerveau du très jeune enfant peut former plus d'un million de connexions par seconde!

Gregory Borst

Un autre sujet important: le sommeil. L'OMS rappelle que jusqu'à trois mois, un bébé doit dormir entre 14 et 17 heures par jour, sieste comprise. Une durée qui diminue à mesure que l'enfant grandit: à 3 ans, il lui faut "seulement" de 10 à 13 heures. "Le sommeil est essentiel pour les jeunes enfants", déclare Gregory Borst. "C’est le moment où le cerveau trie les informations de la journée et consolide les apprentissages. Il peut former plus d’un million de connexions par seconde!" Ces heures de sommeil doivent respecter des horaires fixes pour que le reste soit de bonne qualité.

LIRE AUSSI – Écrans et jeunes enfants: comment garder le contrôle?

Promouvoir le développement cognitif et éviter l'obésité

Toutes ces recommandations visent à "améliorer la santé physique et mentale des plus jeunes", a déclaré la Dre Fiona Bull, responsable du programme de surveillance et de prévention des maladies non transmissibles de l'OMS. Ces deux paramètres sont en effet fortement liés. "L'activité physique a des effets sur le développement cognitif, y compris sur ce qui sera utile pour l'apprentissage scolaire", a déclaré Grégoire Borst. "Surtout à l'école, l'enfant est très tôt contraint de rester immobile, ce qui est contraire à sa capacité de contrôler sa mobilité. Le respect des besoins physiques dès le plus jeune âge contribue au bon développement cognitif de celui-ci. "Ces directives visent également à prévenir l'obésité chez les enfants et donc les maladies pouvant en résulter, telles que le diabète de type 2 ou les maladies cardiovasculaires.

Selon Grégoire Borst, ces mesures devront toutefois être adaptées pour pouvoir être appliquées au quotidien, notamment en ce qui concerne l'utilisation d'écrans. En particulier, le chercheur affirme que tous les programmes de dépistage ne sont pas égaux, certains pouvant être bénéfiques pour le développement des enfants. "Par exemple, certaines caricatures peuvent améliorer le vocabulaire", dit-il. "Il existe également des différences d'effets selon que l'enfant regarde un programme de manière passive ou en interaction avec lui."

.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.