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Loisirs. Il transforme les boîtes de vitesses… en guitares !

by Nouvelles

Christophe « Krystoff » Schmit est un luthier d’un genre pas comme les autres. Si certains travaillent des bois précieux ayant vieilli plusieurs années au soleil, lui, ce qui l’éclate, « c’est de bosser le métal. Même si je suis menuisier de métier, je n’ai jamais travaillé le bois. Ou très peu », précise-t-il, laissant admirer un étui pour basse habillé de planches brûlées au chalumeau.

Pour autant, pas question de jouer avec ses instruments, les guitares ne sont là que pour la déco. « Elles pèsent très lourd, alors sur scène, ce ne serait vraiment pas possible d’en jouer pendant tout un concert », ajoute l’artiste. Engrenages de toutes sortes, chaînes, jauges… un simple regard suffit à prouver la véracité de cette affirmation.

Pour trouver tous les éléments nécessaires à ses créations, Christophe a son truc bien à lui. « Je récupère des pièces mécaniques comme des boîtes de vitesses que je démonte, dégraisse et passe à la sableuse. Je n’ai jamais de plan précis en tête mais je fais toujours le cadre en premier, en le pliant à la main. Ensuite, je cherche comment tout agencer à l’intérieur et enfin, je soude par l’arrière. Ça me prend à peu près un mois », détaille ce passionné touche à tout. « Mais pour ce qui est de la forme générale de la guitare, un ami a un magasin de musique à Thionville, parfois je débarque chez lui avec une grande feuille, un feutre et je prends le tour de certains modèles. »

Des guitares, mais pas que…

Bonbonne de gaz transformée en brasero, machine à coudre retravaillée, système de frein horloge ou encore turbo faisant office de lampe, si Christophe avoue sans peine que la musique tient une grande place dans sa vie, son inspiration peut prendre des formes très variées. « En fait, tout ça c’est pour me faire plaisir. Des idées à réaliser, j’en ai plein. Par exemple, j’aimerais faire quelques pièces un peu plus steampunk (courant littéraire et esthétique basé sur l’idée d’un XIXe siècle uchronique où la vapeur a supplanté les énergies fossiles comme énergie motrice dominante, N.D.L.R.), mais ce qui me manque surtout, c’est le temps pour les réaliser. Comme je travaille au Luxembourg, c’est surtout l’hiver que je peux créer ».

Et celui qui arrive donne déjà quelques idées. « Je vais faire trois ou quatre guitares en même temps. J’ai aussi un projet à partir d’une boîte de vitesses automatique, mais j’ai de gros problèmes pour en trouver. »

Un cadeau à Mike Portnoy

Aujourd’hui, si Christophe avoue ne réaliser ses œuvres que pour lui, ou parfois pour des amis, il a déjà eu l’occasion de se faire connaître. « J’ai déjà pu exposer à plusieurs reprises, comme chez Dermographe corporation à Thionville. Et surtout, j’ai pu offrir une de mes guitares à Mike Portnoy, ancien batteur de Dream Theater, à la sortie d’un concert à la Kulturfabrik. C’était un sacré moment. »

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