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L’obésité à l’âge adulte pourrait résulter de traumatismes vécus durant l’enfance, selon une nouvelle étude

L’obésité à l’âge adulte pourrait résulter de traumatismes vécus durant l’enfance, selon une nouvelle étude

Depuis plusieurs années, des études montrent qu’il existe un lien entre l’obésité et la santé mentale. Et selon une récente étude, cette maladie pourrait également résulter, à l’âge adulte, de traumatismes vécus durant l’enfance.

Les traumatismes ont des répercussions sur la santé mentale, mais aussi sur le corps. Lorsque l’on est témoin ou victime de violences, qu’elles soient sexuelles, physiques ou verbales, ou bien qu’elles résultent d’un abandon, d’un deuil violent ou encore d’un accident, il arrive que l’on peine à digérer la douleur, la colère, mais aussi les regrets vis-à-vis de ces expériences traumatisantes. Si l’esprit est souvent le premier à être marqué, le corps, lui, garde également en mémoire ces traumatismes qui peuvent par la suite se manifester de différentes manières. Notamment, à l’âge adulte, à travers l’obésité.

Maladie qui touche près d’un·e Français·e sur deux (obésité ou surpoids), selon une étude de l’Inserm publiée en février 2023, l’obésité peut s’expliquer par de nombreux facteurs : le rythme de vie, l’alimentation, la prise de certains médicaments, des troubles psychologiques, mais aussi des traumatismes vécus durant l’enfance. Une étude menée par le Public Health Wales auprès d’adolescent·es et adultes âgé·es de 16 à 65 ans au pays de Galles, et relayée par le site PsyPostsuggère ainsi que les “expériences négatives de l’enfance”, comme la violence et la négligence (à la fois physiques et émotionnelles), la maladie mentale et la toxicomanie à la maison, le fait d’être témoin de violences domestiques ou d’avoir un parent incarcéré, peuvent être des facteurs de l’obésité à l’âge adulte.

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Manger en réponse aux émotions négatives

Selon les chercheur·euses, une personne qui a vécu quatre expériences négatives ou plus dans son enfance est deux fois plus susceptible d’adopter des comportements qui ne sont pas particulièrement sains. Appelés également “évitement expérientiel”, ces comportements sont associés à la prise de drogues, à l’automutilation, ou encore, à la consommation d’une alimentation malsaine, aussi considérée comme une alimentation émotionnelle, soit la tendance à manger en réponse à des émotions négatives, des aliments transformés et riches en calories qui ont un effet néfaste sur la santé et le corps.

Ainsi, les risques d’obésité s’élèvent à 46 % chez les adultes qui ont été exposé·es à des “expériences négatives de l’enfance”, précise un constat fait par Physiologie et comportementqui a condensé les résultats de plusieurs études sur le sujet. “​​La réduction de l’exposition aux expériences négatives durant l’enfance, l’amélioration du dépistage et de la détection des traumatismes, un meilleur accès à des soins tenant compte des traumatismes et l’amélioration de l’environnement alimentaire sont susceptibles d’améliorer les résultats sanitaires”, précisent par ailleurs les chercheur·euses.

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2023-08-16 13:29:22

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