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L’inflation de la zone euro atteint son plus haut niveau en 10 ans, un gros casse-tête pour la BCE

FRANCFORT, 31 août (Reuters) – L’inflation de la zone euro a atteint son plus haut niveau en 10 ans ce mois-ci et de nouvelles hausses sont encore probables, remettant en cause l’opinion favorable de la Banque centrale européenne sur la croissance des prix et son engagement à regarder au-delà de ce qu’elle considère comme transitoire augmenter.

Les prix à la consommation dans les 19 pays partageant l’euro ont augmenté de 3% ce mois-ci, après avoir augmenté de 2,2% en juillet, bien au-dessus des attentes de 2,7% et bien loin de l’objectif de 2% de la BCE.

L’augmentation a été alimentée par les coûts de l’énergie, mais les prix des denrées alimentaires ont également augmenté, tandis qu’il y a également eu des augmentations inhabituellement importantes des prix des produits industriels, a déclaré Eurostat, l’agence statistique de l’UE.

Les chiffres risquent de rendre la lecture inconfortable à la BCE, qui a relevé à plusieurs reprises sa projection d’inflation cette année uniquement pour que les chiffres réels dépassent ses prévisions, même si la croissance des prix ne devrait culminer qu’en novembre.

Avec l’inflation en Allemagne, la plus grande économie de la zone euro et le plus grand critique de la BCE, qui devrait approcher les 5% dans les prochains mois, la banque devrait subir une pression publique croissante pour lutter contre l’inflation qui ravive les souvenirs longtemps endormis de la flambée des prix.

FACTEURS UNIQUE

La BCE fait valoir qu’une multitude de facteurs ponctuels liés à la réouverture de l’économie après la pandémie de COVID-19 sont à l’origine de l’essentiel de la flambée de l’inflation, et que la croissance des prix se modérera rapidement au début de l’année prochaine.

En effet, les décideurs politiques soutiennent que l’inflation languira bien en dessous de l’objectif de la banque pour les années à venir, ils ont donc même renforcé leur engagement le mois dernier à maintenir une politique monétaire exceptionnellement souple pour générer des pressions sur les prix.

S’adressant à Reuters la semaine dernière, l’économiste en chef de la BCE Philip Lane a fait valoir que ces surprises inflationnistes ne remettaient toujours pas en cause son point de vue sur la nature temporaire des pressions sur les prix, car la croissance des salaires, une composante nécessaire d’une inflation durable, restait modérée.

Alors que les décideurs de la BCE reconnaissent qu’ils ont sous-estimé les pressions sur les prix à court terme, ils continuent de pointer du doigt les faibles chiffres de l’inflation sous-jacente comme preuves à l’appui d’une politique laxiste.

Cependant, l’inflation sous-jacente a également augmenté en août, l’inflation hors prix volatils des aliments et des carburants s’accélérant à 1,6% contre 0,9%, tandis qu’une mesure encore plus étroite qui exclut également l’alcool et le tabac est passée de 0,7% à 1,6%.

La BCE se réunira ensuite le 9 septembre et doit décider du rythme de ses achats d’obligations au cours du prochain trimestre. Bien qu’un certain ajustement soit possible, Lane a fait valoir qu’il serait marginal, car la BCE s’est engagée à maintenir des « conditions de financement favorables ». (Reportage de Balazs Koranyi; Montage par Alex Richardson)

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