L'hypertension artérielle affecte 1 adulte sur 3: ce que vous ignorez à propos de cette maladie

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PRÉVENTION – Près d’un adulte sur trois souffre d’hypertension, une maladie chronique directement liée à 13% des décès annuels dans le monde. Toutefois, selon une enquête récente menée par Ipsos, très peu de Français connaissent les spécificités de cette pathologie. Le LCI vous explique comment le reconnaître, qui sont les personnes à risque et quels dommages il peut causer.

C'est l'une des raisons les plus courantes de consultation avec les médecins généralistes. Pourtant, selon un sondage Ipsos publié le mercredi 15 mai pour Quantum Genomics, moins d’un Français sur deux contrôle régulièrement sa tension artérielle et ne sait pas que l’hypertension tue. Alors qu’une personne sur trois est touchée en France, ceux qui déclarent connaître les comportements préventifs, les symptômes, les examens à effectuer pour le diagnostiquer et les impacts sur la santé sont également peu nombreux.

"Les résultats de cette enquête montrent que l'hypertension artérielle reste plus que jamais un meurtrier, non seulement silencieux mais aussi peu connu et malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation menées auprès du grand public", a commenté le communiqué de presse Jacques Blacher, responsable de la cardiologie département de l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu. À l'occasion de la Journée mondiale de l'hypertension artérielle, qui se tiendra ce vendredi 17 mai, LCI fait le point sur cette maladie plus répandue que le cancer ou le diabète et est directement liée à 13% des décès dans le monde.

L'hypertension, une maladie sans symptômes (ou presque)

L'hypertension artérielle est caractérisée par l'hypertension artérielle (la force exercée par le sang sur les parois des artères). Les symptômes de cette maladie chronique étant très rares, la maladie est souvent silencieuse. La Fédération française de cardiologie cite toutefois certains signes avant-coureurs, tels que maux de tête, difficultés de concentration, vertiges, douleurs thoraciques, essoufflement, troubles de la vision ou bourdonnements d'oreilles. Elle estime que si 10 millions d'hypertenseurs sont traités, 4 millions de personnes ne sont pas détectées.

Le dépistage se fait avec un brassard et devrait être fait au moins une fois par an. Cela peut être fait par votre médecin généraliste, votre gynécologue ou par la médecine du travail. "Si la pression semble élevée, cela confirmera le diagnostic par de nouvelles mesures les jours suivants. Une simple mesure ne suffit pas pour diagnostiquer l'hypertension", a déclaré Valérie Olié, épidémiologiste à Public Health France, que nous avons interviewée en avril 2018.

Les femmes moins touchées mais plus sérieusement

Dans 90% des cas, la cause de l'hypertension est inconnue. Cependant, de nombreux facteurs peuvent entrer en jeu, tels que le mode de vie sédentaire, le surpoids, le tabac, la surconsommation de sel et une alimentation déséquilibrée en général. Certaines pathologies, telles que le diabète ou les maladies du rein, certains traitements médicamenteux et l'âge peuvent également être parmi les causes de cette hypertension. Plus vous vieillissez, plus vous y êtes exposé. L'hypertension peut aussi être héréditaire.

Au-delà de ces facteurs, nous ne serions pas également égaux à cette condition. Ainsi, alors que plus d’un tiers des hommes sont concernés par un quart des femmes, c’est à la maison que la maladie est la plus dévastatrice. Selon une étude de Santé publique France datant de 2018, ils seraient moins bien dépistés et traités. Cependant, au cours de leur vie, ils traversent plusieurs périodes de risque. Le premier est concentré tout en prenant une contraception hormonale contenant des œstrogènes synthétiques. Parmi les femmes en âge de procréer, 4% des femmes âgées de 18 à 34 ans et 8% des femmes âgées de 35 à 44 ans sont hypertendues, indique la Fédération française de cardiologie. 10 à 15% des grossesses conduisent également à la déclaration d’hypertension artérielle. Cela est dû à un développement imparfait du placenta qui nourrit le fœtus. Enfin, la ménopause, au cours de laquelle les femmes prennent du poids et voient les parois de leurs artères devenir plus épaisses et plus rigides, constitue également un risque accru. Une femme sur deux est atteinte après 65 ans.

Risque d'accident vasculaire cérébral, de cécité ou de maladie rénale

Concrètement, quelles sont les conséquences? L'hypertension artérielle accélère la fatigue cardiaque en augmentant le travail du muscle cardiaque. Elle grandira, perdra en efficacité et s’épuisera, estime la Fédération française de cardiologie. La maladie est l’un des principaux facteurs de risque de maladie cardiovasculaire et d’attaque cérébrale, dont elle est responsable dans 62% des cas. L’insuffisance rénale est également une conséquence de l’hypertension due à la formation de lésions dans les petits vaisseaux des reins situés dans le filtre pour reins. De la même manière, les vaisseaux irriguant les yeux peuvent également être affectés, entraînant un risque de cécité.

Un mode de vie plus sain pour prendre en charge la maladie

L'hypertension artérielle est une maladie chronique, ce qui signifie qu'elle ne peut être guérie. Grâce à certaines mesures, il est toutefois possible d'abaisser artificiellement la tension, explique l'épidémiologiste Valérie Olié. "Les premières étapes que nous mettrons en place sont des habitudes de vie et des mesures diététiques, c'est-à-dire un régime avec moins de sel et un nombre limité de calories. Il est souvent nécessaire d'essayer de perdre du poids et d'avoir une activité physique." ce n'est pas suffisant pour ramener la tension artérielle à la normale, il faut prendre des médicaments.

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