Les troupes américaines se retirent du nord, "opération" de l'armée turque imminente

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Donald Trump a annoncé le retrait des troupes américaines autour de la frontière avec la Turquie, ouvrant la voie à une offensive militaire de la Turquie dans la région.

Le monde avec AFP et Reuters Publié aujourd'hui à 06:37, mis à jour à 10h49

Temps de Lecture 2 min.

Les troupes américaines près de la frontière turque dans le nord de la Syrie le 6 octobre 2019.
Les troupes américaines près de la frontière turque, dans le nord de la Syrie, le 6 octobre 2019. DELIL SOULEIMAN / AFP

Les troupes américaines stationnées dans le nord de la Syrie ont commencé lundi (7 octobre) à se retirer de la frontière turque, ouvrant la voie à l’offensive militaire promise par Ankara contre les forces kurdes.

"On peut entrer (en Syrie) n'importe quelle nuit sans prévenir"a déclaré lundi matin Recep Tayyip Erdogan. "Il est absolument hors de question que nous tolérions plus longtemps les menaces de ces groupes terroristes", il ajouta. La Turquie considère les forces kurdes des unités de protection du peuple (YPG), soutenues dans la lutte contre l'État islamique par les États-Unis, "Terroriste", et a répété à plusieurs reprises son désir de créer une "zone de sécurité" entre ses frontières et les zones contrôlées par les Kurdes dans le nord de la Syrie.

L'ONU "se prépare au pire"

"Les forces américaines ne soutiendront ni ne participeront à l'opération et les forces américaines, qui ont vaincu le "Califat" territoriale du(organisation) Etat islamique (EI), ne sera plus à proximité immédiate ", a annoncé en annonçant son retrait dimanche dans un communiqué relatant une conversation téléphonique entre Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a confirmé lundi le retrait des forces américaines des positions clés dans les localités de Ras al-Ain et de Tal Abyad.

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Les Forces démocratiques syriennes (SDF), une alliance de combattants kurdes et arabes, ont prévenu dans une déclaration qu'une telle opération militaire turque entraînerait une résurgence majeure de l'État islamique et annulerait "Des années de combats réussis" contre les djihadistes. "Nous ne savons pas ce qui va arriver (…) Nous nous préparons au pire"a déclaré lundi le coordinateur humanitaire de l'ONU pour la Syrie, Panos Moumtzis, en réaction à l'annonce de l'offensive militaire.

La Maison Blanche n'a donné aucun détail sur cette opération. Mais le président turc a déclaré mardi que la Turquie était à bout de patience envers les Etats-Unis devant la création de la zone de sécurité dans le nord de la Syrie, menaçant la peine de mort imminente. une opération militaire. "A ce stade, nous n'avons d'autre choix que de continuer sur notre propre chemin"a déclaré le chef de l'Etat turc lors d'un discours télévisé.

Erdogan et Trump se rencontreront en novembre

La présidence turque a également fait état d'un appel téléphonique entre Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan. Mais il s'est borné à signaler que les deux dirigeants se rencontreraient le mois prochain à Washington pour discuter de l'établissement de cette zone de sécurité dans le nord de la Syrie. M. Erdogan a dit à M. Trump "Sa frustration face au manque de mise en œuvre de l'accord par l'armée et les services de sécurité américains" conclue en août avec Washington sur la création de cette zone, qui doit séparer la frontière turque des territoires kurdes syriens, at-elle déclaré dans un communiqué.

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Dans son communiqué, la Maison Blanche a également évoqué la possibilité de confier à la Turquie la responsabilité des combattants européens de l'EI actuellement détenus par une coalition arabo-kurde dont le YPG est le fer de lance.

"Le gouvernement américain a demandé à la France, à l'Allemagne et à d'autres pays européens, d'où proviennent de nombreux combattants capturés de l'EI, de les reprendre, mais ils ne veulent pas et refusent", a déclaré la Maison Blanche. "La Turquie sera désormais responsable de tous les combattants de l'Etat islamique dans la région, capturés ces deux dernières années."

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