Les travaux de démolition de la tour de la Verrerie ont débuté à Montluçon (Allier)

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Arrivée mercredi 24 novembre, sur le coup des 7 heures du matin, dans le quartier de la Ville-Gozet, la pelle en charge de la démolition de la tour D de la Verrerie est entrée en action en fin de matinée. Équipé d’un bras de quarante-et-un mètres au bout duquel se trouve une pince coupante, l’impressionnant engin devrait mettre deux semaines pour venir à bout du bâtiment.

Ce chantier, qui doit se prolonger jusqu’au mois de janvier, le temps de remettre le site en état, est conduit par la société Demcy, la filiale déconstruction du groupe Eiffage. Le conducteur de travaux, Julian Neuvecelle, de l’agence de Clermont-Ferrand, nous en dit davantage sur les travaux initiés par Montluçon Habitat dans le cadre de l’opération de rénovation urbaine (ANRU).

Une phase d’écrêtage

Ce chantier n’est pas vraiment nouveau pour vous ? En effet, il faut savoir qu’il y a déjà eu plusieurs phases. D’abord, la déconstruction intérieure, c’est-à-dire le curage. Ensuite, le désamiantage. Puis, une partie d’écrêtage où on a descendu deux niveaux de plancher avec quatre minipelles directement sur la toiture. Sans oublier bien sûr le bardage extérieur. En fait, c’est un chantier qui a débuté au mois d’avril.

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Pourquoi avoir grignoté les deux étages du haut plutôt que d’avoir tout démoli d’un seul coup ? C’était d’abord pour une question de sécurité. Moins il y a de hauteur et plus on réduit les risques. Après, il faut aussi une hauteur qui soit accessible pour la pelle dont on disposait. On a une pelle avec un bras de quarante-et-un mètres qui nous permet de travailler à partir de trente-sept à trente-huit mètres.

Le fait de travailler en milieu très urbain change quelque chose pour vous ? Oui car on une vraie contrainte de place. Habituellement, il y a toujours un angle à prendre pour que le bâtiment soit déconstruit dans les meilleures conditions, que les gravats ne tombent pas n’importe comment. Ici, il se trouve, du fait du problème de place, qu’on n’a qu’un seul angle d’attaque par le pignon est (à proximité de la résidence Bienvenue, le plus grand des trois bâtiments HLM de la Verrerie, N.D.L.R). On ne pouvait pas prendre d’autres côtés, sinon il y aurait la problématique de fermer les rues.

Il faut savoir qu’il nous faut quarante mètres de recul par rapport au bâtiment qu’on n’a pas sur les autres côtés.

« Sur ce chantier, nous avons une vraie contrainte de place », estime Julian Neuvecelle, conducteur de travaux chez Demcy.

C’est un problème d’être obligé d’attaquer par le pignon est ? Non. Ce qui est plus compliqué à gérer, c’est le fait qu’il y ait des routes à proximité, une qui est fermée et les deux autres qui sont toujours en activité. On a du personnel qui est présent pour faire la circulation, laisser les voies accessibles et ne pas mettre en danger les usagers.

Au niveau de la démolition, y a-t-il des objectifs fixés ? C’est-à-dire faire trois à quatre mètres par jour… Non. Le seul objectif, c’est la sécurité avant tout. La seule chose qu’on sait, c’est que le chantier de démolition proprement dit doit durer deux semaines. Les superstructures, à savoir toutes les parties aériennes du bâtiment, devront toutes êtres tombées.

Où sont évacués tous les gravats ? Ils iront sur une plate-forme de recyclage qui se trouve à dix kilomètres du chantier. Un contrat a été passé avec un partenaire local qui est avec nous sur ce projet. On est obligé d’évacuer les gravats au fur et à mesure car on n’a pas de place sur place. On ne peut pas les stocker pendant l’intégralité de la démolition.

Purger les infrastructures

Une fois le bâtiment démoli, c’est quoi la suite ? Il nous restera à purger les infrastructures, c’est-à-dire le sol, les fondations avec les quatre murs périphériques du sous-sol qui seront conservés pour garder la stabilité des routes. Après, on va faire du remblai avec des matériaux, du béton concassé et recyclé, ce qu’on appelle du granulat compacté par couche, qui va du sable jusqu’à trois centimètres de diamètre, de façon à rendre une plate-forme en bon état.

Et après vous bitumez ? Non, ce n’est pas dans notre marché. Après les deux semaines de démolition, il nous faudra deux semaines pour finir le rez-de-chaussée et finir d’évacuer les gravats. Au mois de janvier, il y aura les phases souterraines, de remblaiement et de finition.

Coût. Le coût du chantier est de deux millions d’euros. Il est principalement financé par l’agence de rénovation urbaine (ANRU) avec le soutien financier d’Action logement, le conseil départemental, Montluçon communauté…
Chantier. Une fois les travaux achevés, Montluçon Habitat, par la voix de sa directrice Roselyne Vavra, pense mettre « un peu de stationnement avec des espaces verts et ludiques ».
Visiter. La deuxième tour, de couleur bleu foncé, qui se trouve de l’autre côté de la résidence Bienvenue, doit être démolie en 2022

Fabrice Redon

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