Les syndicats déclarent que la prime volontaire est insuffisante

Cinq ministres ont reçu les principaux employeurs et les travailleurs et travailleuses. Les organisations vendredi pour apaiser la colère des gilets jaunes et apporter des solutions, à l'exception de la CGT, qui a boycotté cette réunion organisée au ministère du Travail.

Les représentants des syndicats et des employeurs qui ont pris la parole ont répercuté leurs divergences sur la contribution que les entreprises doivent apporter jusqu'à la fin de la crise. Symbole de cette différence de vues: la prime exceptionnelle versée aux salariés, une idée avancée par le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand. La prime hors taxe est une "bonne idée" pour le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, qui a souligné que dans les secteurs où "les choses vont bien, nous pouvons faire un geste".

Les syndicats demandent des mesures de soutien pour les bas salaires

Il a également déclaré qu'il était "prêt à consulter les autorités locales pour aider les cinq millions d'employés qui ne bénéficient pas d'une prime de transport". Mais les employeurs souhaitent que le paiement de la prime exceptionnelle soit laissé à la discrétion des employeurs. "Le caractère volontaire est essentiel car malheureusement la situation des entreprises ne permet pas de la généraliser", a expliqué Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, le CPME (Confédération des PME).

Mais pour Laurent Berger, CFDT, cette prime doit être "obligatoire". Ce dernier considère que "c'est une des solutions mais c'est une solution, ce n'est pas une solution structurelle". Son syndicat a appelé à des "mesures de soutien des bas salaires". Yves Veyrier, syndicat FO, a emboîté le pas, arguant que cette prime "ne pouvait pas être la réponse à la question des salaires" et demandant "une augmentation du SMIC et du point d'indice de la fonction publique".

Plus tôt vendredi, Geoffroy Roux Bezieux a déclaré, au micro de France Inter, que les entreprises étaient en train de devenir "le bouc émissaire d'une révolte fiscale".

Fin des négociations sur l'assurance-chômage repoussées

Les mêmes représentants rencontreront mardi prochain à 11h30 les associations d'élus – reçues vendredi après-midi par la ministre de la Cohésion territoriale, Jacqueline Gourault – pour "arrêter le calendrier et la méthode" de cette consultation qui se déroulera parallèlement débats territoriaux, a ajouté Muriel Penicaud, ministre du Travail. Ces réunions pourraient ensuite être liées à deux par semaine, selon un syndicaliste.

À son tour, cette consultation pourrait conduire à reporter les négociations en cours sur l'assurance-chômage. "Nous devons retarder l'assurance-chômage et ne pas nous précipiter", a déclaré Philippe Louis (CFTC). Selon lui, la séance de bourse du 11 décembre sera probablement annulée et la fin des négociations prévues pour le 25 janvier pourrait être différée de quelques semaines.

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