Les pompiers en grève ce mercredi

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Sept sapeurs-pompiers professionnels ont déposé un avis de grève depuis ce mercredi jusqu'au 31 août. Ils demandent en particulier à l'État d'améliorer les salaires et le personnel afin de mieux faire face à l'augmentation constante du nombre d'interventions sur le terrain.

"Nous voulons exprimer les flammes des pompiers face à un état qui ne fournit plus un certain nombre de missions et les laisse souvent sur le terrain face à l'augmentation de la détresse humaine et de l'agression dont ils sont victimes" a expliqué André Goretti, président de la FA / SPP. -PATS, les premiers pompiers professionnels & # 39; syndicat.

Les signataires, qui représentent 85% des 40 500 pompiers professionnels en France et qui appellent les 195 000 sapeurs volontaires à les soutenir, demandent entre autres "le retrait du projet de loi sur la transformation de la fonction publique", "une réévaluation de la prime au feu 28% "et" recrutement massif "pour répondre aux besoins. Par contre, les 12 500 pompiers de Paris et de Marseille, ayant le statut d’armée, ne sont pas concernés par le mouvement.

Selon eux, les chiffres sont édifiants: de 2003 à 2018, le nombre d'interventions est passé de 3,5 millions à 4,6 millions, soit une augmentation de 7% par an. Le "soulagement au peuple" représente désormais 84% ​​des interventions contre un peu plus de 50% au début des années 2000. Pour les pompiers, beaucoup de gens appellent les 18 pour des interventions qui, en principe, ne se trouvent pas dans leur périmètre. Les syndicats expliquent que cette "sursouscription" est due à des carences de l'Etat avec la présence de déserts médicaux, une organisation défaillante entre le SAMU … A cela s'ajoute le vieillissement de la population.

Pour le moment, le ministère de l'Intérieur reconnaît "partager" le résultat. Des groupes de travail étudient des solutions pour réduire la pression sur les soins des personnes. Plusieurs scénarios sont à l’étude: le rapprochement des ARS (agences régionales de santé) et du SDIS (services départementaux d’incendie et de secours), la limitation des pompiers & # 39; temps d’attente pour les urgences, la mise en place d’un numéro unique et de plates-formes d’appel départementales communes aux acteurs de l’urgence (UAS, pompiers, police et gendarmerie) … D’autre part, il n’est pas question de lancer un plan de recrutement massif la prime au feu.

Un autre sujet préoccupant pour les pompiers, les agressions dont ils sont l'objet. En 2015, selon l'observatoire de la délinquance, 1 939 cas avaient été répertoriés. En 2017, ils étaient 2 813, soit 23% de plus qu'en 2016. Le ministère de l'Intérieur a demandé en mars à tous les préfets "d'établir un diagnostic sur la sécurité des pompiers". Une campagne de sensibilisation en septembre.

Concrètement, ce "mouvement n'aura aucun impact sur les soins" des personnes. Obligés de fournir un service minimum, les grévistes se contenteront d'inscriptions sur les casernes, sur les véhicules ou porteront un brassard lors des interventions.

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